De nombreux avocats du Collectif de défense des détenus d’opinion ont alerté, hier, sur la situation de l’activiste Rachid Nekkaz dont le transfert à la prison de Labiodh Sidi Cheikh est qualifié “d’illégal”. “
C’est un transfert illégal, donc arbitraire et qui ne peut être interprété que par l’existence d’arrière-pensée politique dans la mesure où aucun jugement, ni aucune décision finale n’ont été rendus à son encontre et que son dossier, sur la base duquel il a été placé sous mandat de dépôt, est au niveau de la cour d’Alger”, a indiqué l’avocat, Me Nouredine Ahmine, qui a rendu visite, en compagnie d’autres avocats, à Rachid Nekkaz.
“Depuis son transfert, il n'a reçu aucun soin médical malgré la gravité de la maladie — un dossier médical de médecins spécialistes le confirme — car en l'absence de soins, le plus tôt possible, il pourrait en résulter des conséquences graves.
Et dans ce cas, le Comité de défense endosse l’entière responsabilité à l’appareil judiciaire”, s’alarme Me Ahmine dans un communiqué. “Depuis son transfert, il est dans un isolement indescriptible. On dirait qu’il est puni, au mépris de toutes les lois en vigueur à cet égard”, note le texte.
D’après l’avocat, Rachid Nekkaz entend bientôt entamer une grève de la faim. “Malgré les souffrances qu'il subit, Rachid Nekkaz est déterminé à observer une grève de la faim pendant un mois en soutien au Hirak, du 19 février au 19 mars 2021.”
R. N.