L’Actualité Meziane Meriane, coordinateur national du Snapest

“Une mauvaise orientation est un échec programmé”

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Nabila SAIDOUN Publié 15 Juin 2021 à 09:41

© D.R.
© D.R.

Liberté : Compte tenu des conditions qui ont marqué l’année scolaire 2020-2021 (retard et grèves), comment se présente l’épreuve du BEM ?
Meziane Meriane :
Bien que ce soit une année assez particulière, l’examen du brevet d'enseignement moyen (BEM) se présente sous sa forme habituelle, à savoir une moyenne de 10/20 pour que le candidat à cette épreuve soit déclaré admis au passage au lycée ; en cas d’une note inférieure à 10 on comptabilise avec la note de l’année scolaire. 
Et dans la mesure où l’élève sera évalué sur les chapitres étudiés en classe avec les professeurs, la note obtenue va déterminer aussi son orientation. Au vu de cela, nous pouvons dire qu’avec une orientation bien faite ce sera une réussite garantie. Avec une orientation ratée, en revanche, cela va être carrément un échec programmé.  Ce qui me fait dire cela ce sont les coefficients attribués aux matières : 2 pour les sciences, 4 pour les mathématiques, 5 pour l’arabe et 2 pour les autres matières. En plus clair, avec un 9 sur 20 en mathématiques et un 8 sur 20 en sciences l’élève peut atteindre une moyenne de 15 sur 20 grâce aux autres matières. Résultats des courses, il sera orienté en filière sciences sans être un scientifique et cela sera préjudiciable sur le reste de son cursus et c’est ce que j’appelle un échec programmé.

Le ministère n’a pris aucune mesure exceptionnelle bien que la situation sanitaire marquée par la Covid-19 ait contraint les élèves à un emploi du temps spécial. Un commentaire ?
Aucune mesure exceptionnelle n’a été prise et pourtant la situation est vraiment inhabituelle.  On aurait dû changer de méthode d’enseignement pour mieux avancer dans le programme. Or, c’est loin d’être le cas. Malheureusement tout est resté statique comme si la situation était normale. Les élèves vont être évalués sur peu de chapitres par rapport aux années précédentes et cela fausse complètement la donne. On souhaite qu’il puisse y avoir un programme de rattrapage répartié sur deux années pour rattraper les retards.

Le dialogue avec le ministère de l’Éducation n’a pas abouti aux résultats escomptés. Comment allez-vous réagir après les examens ?
Il y a un semblant de dialogue pour répondre aux discours du président de la République qui a exigé de rencontrer les partenaires sociaux mais en réalité en plus d’être conjoncturel, ce dialogue n’est qu’une formalité. 
Une rencontre avec la tutelle qui a été sans ordre du jour précis ni objectifs et n’a même pas été sanctionnée par un procès-verbal. Il va sans dire que cela ne pouvait en aucun cas donner des résultats probants. Cela dit, cela ne fera que retarder la protestation et la repousser à la rentrée sociale, comme stipulé dans le dernier communiqué de la confédération et aussi de l’intersyndicale. Pour solutionner définitivement les problèmes sociaux, à mon humble avis, il est impératif d’amorcer un dialogue social sérieux avec les partenaires sociaux et de manière urgente.

Propos recueillis par : N. Saïdoun

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