L’Actualité Dans un contexte DIFFICILE

Une rentrée universitaire virtuelle

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Kamel GHIMOUZE Publié 03 Octobre 2021 à 11:04

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La rentrée universitaire 2021-2022 se déroule, une fois de plus, dans des conditions exceptionnelles en raison de la pandémie de Covid-19. L’enseignement virtuel est toutefois loin de faire l’unanimité au sein de la communauté universitaire.

En attendant la reprise physique du chemin des campus et facultés prévu dans une semaine, l’enseignement à distance des cours programmés dans les unités exploratoires et horizontales au chapitre de l’année universitaire 2021-2022 débuteront ce jour, dimanche 3 octobre 2021. Une rentrée virtuelle qui devrait permettre aux nouveaux étudiants notamment, de s’adapter progressivement à ce mode d’enseignement et à découvrir la plateforme numérique, les procédés de consultation de son contenu et d’interactivité avec les enseignants. 

C’est, du moins, ce que souligne le communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du 28 septembre dernier, portant report de la rentrée universitaire “physique”, soit en présentiel, au 10 octobre, pour les unités fondamentales de tous les établissements de l’enseignement supérieur “conformément au programme d’enseignement au niveau de chaque établissement et aux règles définies dans le protocole de déroulement de l’année universitaire”. 

Un protocole induit pour la deuxième année consécutive par la crise sanitaire de Covid-19 et qui ne serait d’ailleurs pas étranger au report décidé par le MESRS, suite à la faible adhésion de la communauté universitaire à la campagne de vaccination lancée depuis le mois de juillet dans les campus et cités universitaires. D’ailleurs, le département d’Abdelbaki Benziane n’a pas omis de renouveler, dans le même communiqué, son appel à la famille universitaire dont les enseignants, les fonctionnaires et les étudiants afin de se rendre dans les centres de vaccination ouverts dans les campus, les cités universitaires et les centres de santé entre le 2 et le 9 octobre. 

Par les chiffres, la rentrée universitaire 2021-2022 qui, une fois de plus, se déroule dans des conditions exceptionnelles en raison de la pandémie de coronavirus, concernera près de 1 670 000 étudiants tous paliers confondus, dont 76 000 doctorants et plus de 33 2000 nouveaux étudiants. Un exercice qui s’appuiera sur le même dispositif hybride consistant en l’alternance d'enseignement en mode présentiel pour les unités fondamentales et méthodologiques et le mode à distance pour les unités transversales et de découverte. Dispositif qui ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté universitaire en ce sens qu’il dévoie, selon un bon nombre d’enseignants, les normes classiques et dévalorise l’acte pédagogique.

Pis encore, “même l’évaluation des étudiants devient virtuelle au moment où des inégalités sociales se révèlent, s’agissant de l’accès aux moyens du numérique proprement dit”. Concernant les volets infrastructure et encadrement qui sont à même de garantir une amélioration des conditions pédagogiques dans les structures de l’enseignement supérieur, la réception de plus de 21 000 nouvelles places pédagogiques et près de 10 600 lits sont prévus pour cette rentrée universitaire. Un effort concernant les recrutements de plus de 1 600 nouveaux enseignants universitaires et près de 430 hospitalo-universitaires afin de renforcer le potentiel d’encadrement et de rapprocher progressivement l’université algérienne des standards universels quant au taux d’encadrement a été également consenti cette année, ce qui portera le nombre d'enseignants-chercheurs à près de 65 700, permettant ainsi de maintenir le niveau d'encadrement pédagogique national qui est d'un (1) enseignant pour dix (10) étudiants. L’inauguration du nouveau pôle de Sidi Abdallah qui constitue une nouvelle génération d’universités en Algérie et la création dans un premier temps de deux nouvelles écoles supérieures d’excellence dédiées aux mathématiques et à l’intelligence artificielle est également prévue pour accueillir 2 000 étudiants dès cette rentrée. 

Ce pôle qui offrira, une fois finalisé, quelque 20 000 places pédagogiques devra être installé progressivement à travers la création de nouvelles écoles à connotation purement technologique à partir de l’année prochaine. Trois nouvelles structures de recherche scientifique, à savoir une plateforme d'automatisme (Sidi-Bel-Abbès), une de robotique (Oran) et une de technique dédiée aux analyses physiques et chimiques (Mostaganem) seront réceptionnées cette année. Le MESRS se penche aussi sur l’amélioration du système national de documentation en ligne à travers la création de bibliothèques virtuelles, l’amélioration du débit internet et la création de structures de liaison entre l’université et les entreprises. 

 


Kamel Ghimouze

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