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A la une / Contribution

Mémoires algériennes

La France doit reconnaître pleinement la tragédie coloniale

© D. R.

Par : Pr Seddik LARKECHE
(Expert international en gestion stratégique des risques)

Les récentes déclarations du président Macron à l’égard de l’Algérie sont surprenantes et prouvent qu’il ne connaît pas les Algériens, leur histoire et surtout l’âme de cette nation. Il est surtout un habile homme politique qui sait manier les discours pour obtenir ce qu’il souhaite, sauf que sur cette question mémorielle son discours a évolué au fil du temps avec un recul sensible que les Algériens ne peuvent tolérer, et le président Tebboune le premier, en tant que président de la République algérienne. 

1. Le président Macron face à la mémoire de nos chouhada ou la nation algérienne avant la conquête française
Lorsque le président Macron affirme en date du 30 septembre 2021 devant un parterre de jeunes Franco-Algériens : “Est-ce qu’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française ? Ça, c’est la question”, rappelant qu’il y a eu “de précédentes colonisations”, il s’égare d’une manière violente car il semble vouloir insinuer que la nation algérienne n’a jamais existé et qu’elle s’est constituée à partir de la conquête et de la colonisation française. C’est une offense caractérisée à la mémoire de nos chouhada qui ont sacrifié leur vie pour que l’Algérie redevienne une nation libre et indépendante comme elle l’était avant la conquête française. Il semble vouloir nier que l’Algérie était déjà une contrée avec plusieurs provinces globalement unies dès le VIIIe siècle avec l’Empire omeyyade et ensuite dès le XIIe siècle par l’Empire almohade avec une religion commune, l’islam, qui était le ciment constitutif d’une nation empire. Les Turcs au XVIe siècles, via les frères Barberousse, ne feront que consolider cet État-nation avec son administration centrale, sa monnaie, ses impôts, ses ambassadeurs et son identité commune toujours articulée autour de cette religion musulmane, le pilier fondateur de la nation algérienne. Rappelons que la France coloniale n’a jamais voulu accorder les mêmes droits aux indigènes algériens parce que musulmans, cette religion qu’il fallait martyriser pour fracturer l’identité et la nation algérienne avant la présence française.

2. La mémoire des chouhada est le socle de l’identité algérienne
Lorsqu’Emmanuel Macron poursuit ce 30 septembre 2021 en affirmant : “Après son indépendance en 1962, l’Algérie s’est construite sur ‘une rente mémorielle’, entretenue par ‘le système politico-militaire’”, il oublie que l’âme des Algériens n’oubliera jamais le sacrifice de ses chouhada. Tous les subterfuges utilisés hier et aujourd’hui, en France et en Algérie, par des relais divers ne pourront s’imprimer dans la mémoire collective algérienne qui n’est pas falsifiée par une rente mémorielle, mais simplement la demande incompressible de défendre la dignité et le respect de millions d’Algériens qui ont subi le joug colonial français. Ne pas le faire, tenter de nous rendre amnésiques ou de disposer d’une mémoire au rabais, jamais les Algériens l’accepteront, et le président Tebboune sera un des premiers à le revendiquer, j’en suis convaincu, car c’est le cœur de l’identité et de la nation algérienne tout entière, passée et présente. 

3. L’armée algérienne est fidèle à la mémoire des chouhada
Lorsque que le président Macron prolonge la critique sur le système politico-militaire algérien, il semble vouloir brouiller la lisibilité en habile tacticien ambitieux combinant la mémoire, la politique et les militaires algériens. Comme si l’institution militaire algérienne entretenait des revendications mémorielles pour préserver le pouvoir politique. J’ai toujours défendu la non-ingérence des militaires dans la sphère politique algérienne, et certains acteurs ont été coupables dans le passé de faits graves, à ne pas confondre avec l’institution militaire qui protège depuis toujours l’Algérie. Le glissement opéré par le président Macron sur la relation de l’institution militaire avec la supposée rente mémorielle est une ligne rouge qu’il n’aurait jamais dû franchir. 
D’abord, parce que ce n’est pas la réalité ; l’armée algérienne ne surfe pas sur la rente mémorielle pour exister. Il semble ne pas savoir que cette institution assume pleinement sans instrumentalisation l’héritage de la mémoire des chouhada parce que c’est d’abord une armée populaire, d’enfants du peuple, portée par cette mémoire commune tragique de la colonisation française en Algérie. 
Ensuite, il devrait savoir que les militaires comme tous les enfants d’Algérie ont des grands-parents qui ont été touchés tragiquement par la barbarie coloniale française en Algérie. Que cette mémoire est une composante incompressible de tous les Algériens, y compris des militaires. 
Enfin, le président Macron semble ne pas véritablement connaître les spécificités de l’Algérie et surtout l’âme des Algériens à l’égard de l’attachement qu’ils portent à leur Armée nationale populaire (ANP). Il devrait savoir, quelles que soient les critiques à l’égard de certains acteurs de cette institution, que l’armée algérienne est constituée d’hommes et de femmes qui sont tous, des plus gradés aux simples soldats, des patriotes sur la même exigence, pilier de leur engagement : une mémoire digne et apaisée qu’on ne peut brader ou offenser. 
Apaiser ? À condition que la France reconnaisse pleinement la tragédie coloniale et qu’elle assume ses responsabilités envers les millions de victimes et leurs descendants, dont l’armée algérienne est la digne protectrice. 
Sans cet engagement de la France, l’institution militaire et les Algériens dans leur ensemble continueront à porter haut la revendication d’une mémoire respectée de leurs chouhada ; c’est une question centrale de dignité de toute une nation, armée comprise.  

4. Les Algériens n’ont pas de haine à l’égard de la France
Lorsque le président Macron évoque aussi “une histoire officielle totalement réécrite” qui “ne s’appuie pas sur des vérités” mais sur “un discours qui repose sur une haine de la France”, là encore, la violence des propos est totale, car le président Macron devrait savoir que les Algériens n’ont pas de haine envers les Français mais globalement de l’amitié, de la fraternité et que le démon colonial n’est pas en Algérie mais principalement en France. Ce démon qui continue de hanter de nombreux Français, représenté par des opportunistes comme Zemmour, Houellebecq, Messiah et tous les autres qui ne peuvent digérer la perte de cette Algérie française, de surcroît avec ces centaines de milliers de Franco-Algériens vivant en France aujourd’hui. 
Que quelques Algériens comme Daoud, Sansal et les autres soient les complices de cette idéologie française, qui revendiquent la haine des Algériens à l’égard de la France, c’est leur posture coupable, je suis à l’opposé de ces nouvelles coqueluches algériennes du paysage médiatico-politique français.
La tactique opérée par la France est toujours la même, des concessions mineures et sur le principal, un déni complet face à un pouvoir algérien peu audible. À l’heure où l’Algérie va célébrer prochainement, en 2022, son 60e anniversaire d’indépendance, je suis convaincu que les autorités algériennes sauront répondre d’une manière percutante à toutes ces manipulations. La question de la criminalisation de la colonisation française se pose à nouveau d’une manière plus pressante. Le président Tebboune sera face à la préservation de la mémoire de nos chouhada, dont il est le premier responsable et le défenseur.

5. Le président Macron face au Hirak
Le chef de l’État français poursuit en affirmant : “On voit que le système algérien est fatigué, le Hirak l’a fragilisé.” Le président français a aussi affirmé avoir “un bon dialogue avec le président algérien, Abdelmadjid Tebboune”, ajoutant toutefois : “Je vois qu’il est pris dans un système qui est très dur.” 
D’abord sur le Hirak, le président Macron n’a jamais soutenu ce mouvement populaire, massif et pacifiste. Il suffit de rappeler les slogans antifrançais et anti-Macron lors des marches pour s’en convaincre : “La France est de retour, jeunes,  levez-vous”, “Là où arrive la France, c’est la destruction”, “Macron dégage, vous n’êtes pas le bienvenu dans le pays des Martyrs”, “L’Algérie n’est pas à vendre”.
Ensuite, à la question de  savoir si le Hirak a fragilisé le système en place, ce n’est pas l’objet de ce mouvement qui a révélé pour des millions d’Algériens le besoin de rupture et d’une nouvelle Algérie, y compris dans ses rapports avec la France. 
La posture du président Macron semble aussi ambivalente face à un système algérien qu’il soutient depuis le début de sa présidence, tout en le critiquant lorsqu’il n’obtient pas gain de cause en utilisant le Hirak pour consolider son influence en Algérie. Cette influence qui semble avoir été freinée, voire stoppée, et c’est bienvenue par les dirigeants algériens dont le premier est le président Tebboune.  
Surprise pour le président Macron qui ne s’attendait pas à une telle résistance de l’Algérie prouvant toujours un peu plus qu’il ne connaît pas vraiment l’âme de la nation algérienne.  
L’habile stratégie du président Macron sur l’Algérie n’a pas été efficiente car il a surestimé sa capacité de persuasion et d’influence et surtout sous-estimé la coriacité du pouvoir algérien. 
Ma conviction finale, c’est qu’il a surfé sur un entre-deux périlleux, comme l’avait fait son conseiller Benjamin Stora dans la réalisation de son rapport qui tentait de donner l’illusion d’une grande avancée, alors qu’il était incapable de passer le premier palier d’un pardon sincère à l’égard des millions de victimes algériennes. 
En réalité, le président Macron s’est laissé emporter par ses ambitions excessives et ses propos volatils qui révélaient au grand jour une analyse opportuniste et tronquée de l’Algérie, passée et présente. Il n’a pu obtenir ce qu’il voulait de l’Algérie et il en a été vexé car le pouvoir algérien avait su résister habilement à ses diverses ambitions en Algérie. 

La stratégie d’influence du Président Macron sur l’Algérie a été débusquée malgré lui par ses propos arrogants à l’égard de la nation algérienne allant jusqu’à impliquer d’une manière outrageante la Turquie pour espérer se dédouaner de la tragédie coloniale française en Algérie. 

6. La Turquie n’est pas responsable de la colonisation française en Algérie 
Le souhait du Président Macron de réaliser une production éditoriale portée par la France, en arabe et en berbère sur l’histoire entre la France et l’Algérie, pour contrer ce qu’il qualifie de “désinformation” et “une propagande” portée par les turcs qui “réécrivent complètement l’histoire” est une supercherie grossière.
Qu’il ait un problème avec le Président Erdogan et avec la Turquie, c’est certain mais c’est une affaire franco-turque. En quoi l’Algérie est-elle impliquée, si ce n’est par ses bonnes relations avec la Turquie. La présence ottomane en Algérie n’a rien de comparable à la présence coloniale française. En premier lieu, ce sont les Algériens qui ont fait appel à l’empire ottoman pour leur protection, le contraire de la conquête française en Algérie qui s’est imposée par effraction en volant, violant et massacrant à grande échelle les populations locales. 
Certes les janissaires, cette milice prétorienne, et le pouvoir de l’époque sous protection ottomane étaient autoritaires en Algérie mais ils n’ont jamais commis de crimes contre l’humanité comme l’a fait la France en Algérie. 

7. Le bilan médiocre du Président Macron sur l’Algérie 
Sur la mémoire, le candidat Macron en 2017 avait fait un pas significatif en reconnaissant les crimes contre l’humanité et le devoir de repentance envers les victimes algériennes. Devenu Président, il développera une stratégie contraire facile à démasquer, concéder des éléments mineurs avec une politique de petits pas soutenus par des historiens politiques et ne rien concéder sur le principal c’est-à-dire la reconnaissance réparation des crimes coloniaux. 
Son bilan est édifiant : pas de repentance, pas d’excuses, pas de restitution des archives, pas de nettoyage des sites nucléaires et chimiques pollués, pas d’indemnisation des victimes des effets nucléaires, pas de réparation si ce n’est quelques mesurettes pour masquer l’essentiel. 
Aussi, je ne peux oublier que le Président Macron est l’instigateur de la loi sur le séparatisme, supposé lutter contre l’entrisme communautariste où finalement les musulmans et les Algériens en particulier sont encore un peu plus visés. 
Enfin, je constate que le Président Macron a cédé à certains lobbys en affirmant son engagement fort à considérer l’antisionisme comme une forme moderne de l’antisémitisme où les Franco-Algériens sont là encore en première ligne. L’Algérie, dernier pays du front de la fermeté contre un des derniers États coloniaux de la planète, Israël qui se rapproche dangereusement avec son allié marocain de l’Algérie et où la France est silencieuse. 
Pour toutes ces raisons, je suis convaincu qu’il est urgent que l’Algérie revoie en profondeur son analyse et sa relation avec sa diaspora, souvent malmenée des deux côtés, alors qu’elle peut être un puissant levier de rapprochement. 
Sur l’économique, le Président Macron n’a toujours pas intégré que l’Algérie a besoin d’investissements directs et non de flux commerciaux limités à l’envoi de matières et produits manufacturés français en Algérie. Ce ne sont pas les déclarations triomphantes et déconnectées de la réalité économique de l’ambassadeur Gouyette sur l’état des investissements français en Algérie qui nous persuadera de l’existence d’un flux véritable de partenariats franco-algériens. Le cas Renault en Algérie et beaucoup d’autres prouvent la supercherie de ces investissements mirages matérialisés d’une manière scandaleuse par des taux d’intégrations quasi nuls. 

8. Le Président Macron face aux harkis
Faut-il oublier les actes barbares de certains de ces supplétifs regroupés en commandos de choc faisant des ravages terribles à l’encontre des Algériens ? JAMAIS, en respect à la mémoire des chouhada, c’est pourquoi je suis choqué lorsque le Président Macron déclare ce lundi 20 septembre 2021 au Palais de l’Elysée:  “Aux combattants (harkis), je veux dire notre reconnaissance, nous n’oublierons pas. Je demande pardon, nous n’oublierons pas.” 

Comment croire à la réconciliation des mémoires avec ce type de déclaration sans un mot pour les victimes algériennes, c’est un exercice de style que tout patriote algérien ne peut accepter. Le rapport de la France à ses harkis n’est pas uniquement un débat franco-français mais renvoie toujours aux victimes algériennes. 

9. Reconnaissance, réparation pour tous, sauf pour les Algériens
Le Président Macron entre en campagne électorale et toutes les stratégies sont actives, il sait désormais que le vote harki lui sera acquis avec cette future loi de reconnaissance et de réparation. La France aura finalement reconnu, amnistié ou réparé l’ensemble des acteurs ayant participé à la colonisation et à la guerre d’Algérie (rapatriés, militaires, activistes de l’Oas, harkis) sauf les principales victimes, les Algériens qui ont subi dans leur chair la barbarie coloniale de 1830 à 1962 avec près d’un tiers de sa population décimée avec des crimes contre l’humanité et des pratiques qui furent pires que celles du nazisme.
Ces Algériens à qui on ne daigne même pas aujourd’hui un pardon comme si ils n’existaient pas. Le rapport Stora est une insulte aux Algériens quand on voit la tournure des choses avec le déni de la nation algérienne avant 1830, la tentative d’instrumentalisation du Hirak et de l’armée algérienne, le refus de s’excuser et la réparation politique et financière des harkis en excluant les principales victimes algériennes. 

10. L’idéologie française sur l’Algérie, considérez-nous vos égaux 
L’idéologie française sur l’Algérie perdurera si la France n’assume pas la pleine reconnaissance de cette tragédie où les responsabilités sont unilatérales imposant une réparation globale inéluctable. Réparer, c’est considérer l’autre, l’étranger, l’indigène, l’ennemi algérien d’hier comme son égal aujourd’hui. Tout le reste est tactique politicienne d’universitaires ambitieux, de journalistes, écrivains et de gouvernants opiniâtres qui tentent de duper les populations françaises et algériennes afin de continuer à alimenter un fonds de commerce mémoriel. Le couple Macron-Stora en est la plus sinistre illustration. 

11. Si nous venions à mourir, défendez nos mémoires (chahid Didouche Mourad)
La légitimité faible de nos gouvernants successifs en Algérie a souvent été instrumentalisée par la France pour neutraliser les revendications. L’absence de réponse officielle au rapport Stora en est là encore la plus sinistre illustration. Les instrumentalisations diverses où l’on tente de manipuler les faits, les chiffres et les conclusions ne sont possibles que parce que nous n’avons jamais pu élire réellement démocratiquement nos gouvernants avec un grand projet pour l’Algérie sans complexe et approche victimaire à l’égard de la France. Il faut aussi admettre aujourd’hui que les harkis ont obtenu ce que les Algériens n’ont su revendiquer, une triste réalité pour la mémoire de nos chouhada. Les slogans du Hirak en référence à l’histoire coloniale mais aussi anti-française sont l’expression d’une conscience collective que la jeunesse algérienne souhaite s’approprier. Le drame de la neutralisation du Hirak est aussi par prolongement le drame d’une mémoire imposée amnésique. 


Conclusion
La nation algérienne une et indivisible est une réalité chez tous les Algériens avec cette histoire commune traversée de succès et de crises, mais avec une constante, la fierté d’être algérien en n’oubliant jamais la mémoire des chouhada. L’histoire profonde dans chaque famille algérienne est traversée parce ce que nous appelons chez nous “El Assal لأصل” qui est un constituant ancestral, une forme de trajectoire historique, essentiel dans la construction de l’identité algérienne. 

Je suis fier d’être algérien car j’ai une histoire, des ancêtres, une lignée, la mienne vient de très loin bien avant la colonisation jusqu’à mon ancêtre Zyad Bel Ramez qui avait combattu la conquête française en 1830. Toutes les familles algériennes portent précieusement cette “Assal, لأصل” et n’ont pas attendu la France coloniale pour exister dignement.
C’est pourquoi les Algériens ne peuvent se voir offensés par des propos d’une rare violence de surcroît par un Président de la République française en exercice. 
Aujourd’hui que faire ? En tant que Franco-Algérien, je suis condamné à toujours être un fervent défenseur du rapprochement entre les peuples français et algérien. Je suis aussi convaincu que le génie français existe aussi et qu’il peut triompher dans ces rapports sous tensions permanentes. Pour ces raisons, je veux bien croire le Président Macron dans son souhait déclaré d’apaisement, mais il devra l’illustrer par des actes concrets. Le premier sera de poursuivre sa démarche de reconnaissance et de réparation aux principales victimes de cette tragédie coloniale, ces victimes algériennes qui ne demandent rien, sinon une dignité retrouvée de leur passé avant, pendant et après la colonisation qu’on tente de leur nier, pour construire enfin de véritables relations d’amitié entre la France et l’Algérie. 


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