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CONTRIBUTION

L’HISTOIRE FALSIFIÉE DE LA TRAITE NÉGRIÈRE

© D. R.

Par : KHELIFA MAHIEDDINE
         AVOCAT

“ La  sauvagerie  de  l’Occident  ne s’est  pas  manifestée seulement lors de la traite  des  esclaves.  Elle  s’est  exprimée  aussi   lors  des  massacres  des  tribus amérindiennes et aborigènes (Australie) pour les déposséder de leurs immenses territoires-continents.”

Une campagne est menée par des pseudo-historiens occidentaux, relayés par les médias de France et de Navarre, pour réécrire l’histoire de l’esclavage dans le but de blanchir l’Occident des crimes contre l’humanité commis lors de la traite des esclaves.

En cette période de stigmatisation de l’islam, ces propagandistes ont trouvé un coupable tout désigné pour soulager la mauvaise conscience de l’Occident en jetant, sous la bannière de la liberté d’expression, le musulman en pâture à la vindicte populaire. Le musulman et l’Oriental, autrement dit le Maghrébin ou l’Arabe, sont devenus, depuis la grossière manipulation du 11 septembre, ainsi que celle de certains attentats commis en Europe, sous la bannière du terrorisme islamique, l’ennemi tout désigné pour le substituer à l’ancien ennemi communiste.

Dans son ouvrage intitulé L’Orientalisme, l’Orient créé par l’Occident, Edward W. Saïd écrivait : “Les Arabes sont le seul groupe ethnique ou religieux sur lequel on peut dire n’importe quoi, sans se heurter à la moindre objection ou à la moindre protestation.” 

Après  avoir  été  l’une  des  principales  sources  de  la  civilisation  et  des croyances  de  l’Occident, y compris  pour  l’écriture  et  la  découverte des constantes mathématiques universelles, attribuées à tort aux savants grecs, l’Orient est redevenu, après les Croisades, son grand rival, pour ne pas dire son principal ennemi, culturel et idéologique. L’image qui est généralement donnée du Maghrébin ou de l’Arabe en Occident est associée à la débauche, à la malhonnêteté, quand ce ne sont pas les qualificatifs de sadique, de traître, de dégénéré, d’hypersexué, d’attardé, de trafiquant capable des pires intrigues... et de marchand d’esclaves.

En fait, tous ces clichés sont le résultat d’un véritable transfert psychanalytique de l’Occidental sur l’Oriental, le naïf ayant pu penser à leur disparition définitive avec la fin des colonisations. Ils persistent encore de nos jours pour maintenir la haine du Maghrébin ou de l’Arabe, donc du musulman, qu’il soit originaire d’Afrique du Nord ou du Moyen-Orient. Ce n’est pas moi, c’est Louis Olivier Pétré Grenouilleau, que l’on a affublé du titre de “meilleur spécialiste français de l’histoire de l’esclavage”, qui s’est efforcé, dans son ouvrage Les Traites négrières, de soulager la conscience de l’Occident, en “rétablissant les faits”… de manière grossièrement mensongère.

Lui emboitant le pas, le propagandiste d’extrême droite Bernard Lugan, qui vomit sa haine sur l’Algérie dans son ouvrage Histoire de l’Afrique du Nord par une manipulation historique des faits, tente, lui aussi, de réécrire, à sa manière, la traite des esclaves dans son livre Esclavage, l’histoire à l’endroit.

Pour ces prétendus chercheurs, spécialistes de tout et de rien, la traite orientale en direction de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient a été plus importante quantitativement que la traite européenne ou vers les Amériques. Si la traite transatlantique a été chiffrée à 11 millions d’esclaves déportés d’Afrique entre 1450 et 1869, dont seuls 9,6 millions sont arrivés, ils estiment le chiffre de la traite orientale à “environ 17 millions d’Africains noirs entre 650 et 1920”, faisant, comme par hasard, démarrer ce trafic humain avec l’avènement de l’islam ! 

Or, s’il est possible de vérifier les chiffres relatifs à la traite transatlantique au travers de l’étude des connaissements indispensables à tout transport maritime de marchandises, y compris “humaine”, il est par contre impossible de chiffrer la traite dite “orientale”, qualifiée par nos pseudo-historiens de “musulmane”, alors qu’elle a été organisée et dirigée de bout en bout par des esclavagistes juifs !

Tout se passe comme si une comptabilité avait été tenue par esclavagiste d’alors pour donner le chiffre très fantaisiste de 17 millions ! En fait, ce chiffre a été jeté vicieusement en pâture, pour rester gravé dans les mémoires et discréditer ainsi l’islam. Pour tempérer l’invraisemblance de ce chiffre, ce grand expert nous apprend qu’il a été calculé par un historien américain (Ralph Austin), qui reconnaît que, pour la traite orientale, “les estimations chiffrées restent fragiles et (que) ce chiffre est relativement imprécis, avec une marge d’erreur à plus ou moins 25%”.

Cet aveu d’imprécision n’est pas innocent et vise deux buts : d’abord, faire croire en l’honnêteté du chercheur, mais aussi et surtout faire admettre insidieusement par le “plus ou moins” qu’elle peut avoir été supérieure de 25%. Sortez vos calculettes ! Ce n’est pas tout ! Pour cet auteur raciste, “l’esclavage ne fut pas plus doux en terre d’islam qu’en Amérique”. On comprend mieux le pourquoi de l’encensement de ce pseudo-historien de la part d’une certaine communauté universitaire française raciste pour qui “la traite négrière n’a pas été une invention diabolique de l’Europe” (Fernand Braudel).

Les premières chambres à gaz de l’histoire de l’humanité
La sauvagerie de l’Occident ne s’est pas manifestée seulement lors de la traite des esclaves. Elle s’est exprimée aussi lors des massacres des tribus amérindiennes et aborigènes (Australie) pour les déposséder de leurs immenses territoires-continents. Leurs descendances sont aujourd’hui parquées dans des réserves et s’adonnent à la consommation de l’alcool et de drogues avec le silence complice des autorités de souche européenne White Anglo-Saxon Protestants (Wasp). 

Dans ce registre de la sauvagerie, il ne faut pas occulter les massacres non moins barbares du colonisateur français lors de la colonisation de l’Afrique et le sort réservé aux “indigènes” d’Algérie qui furent enfumés dans des grottes, devenant ainsi les malheureuses victimes des premières chambres à gaz de l’histoire de l’humanité et ce, quelques années après la “Déclaration des droits de l’homme… blond”, qui a consacré le slogan trompeur de “Liberté, égalité, fraternité”.

L’Occident n’a pas changé. Il est resté égal à lui-même : dans une Europe barricadée où l’on a fermé portes et fenêtres, l’islamophobie nous est assénée jour après jour par une armée de penseurs autorisés, judéo-serviles ou missionnés par le lobby pour nous asséner leurs vérités islamophobes sous la bannière de la liberté d’expression et sous l’œil complice des pouvoirs publics dans le but évident d’ouvrir un boulevard au camp de la droite conventionnelle et de l’extrême droite pour la prochaine échéance électorale.

L’esclavage et les juifs : un sujet tabou   
Ces pseudo-historiens occidentaux font preuve de lâcheté dès qu’il s’agit de remettre en cause la stratégie de victimisation des juifs, gravée dans la pierre de l’Ancien Testament plusieurs siècles après l’exode. Ils ne s’aventurent jamais sur le terrain marécageux de la traite des esclaves pratiquée par les juifs malgré la très abondante documentation existant sur la question.

La raison en est qu’ils ont peur d’être bannis définitivement de la scène académique ou médiatique en franchissant la ligne rouge tracée par les Anglo-Américains lors du Concile Vatican II (1963-65), qui a contraint l’Église à nouer une alliance, contre nature, entre chrétiens et juifs pour faire admettre l’État d’Israël dans le camp occidental.

C’est ce qui explique la métamorphose, depuis quelques décennies, initiée par les Anglo-Américains et relayée par les cercles droitistes européens, du concept de civilisation gréco-romaine en “judéo-chrétienne”, en complément de la propagande juive (“hasbara”, en hébreu), qui veut faire accroire qu’ils avaient été esclaves des pharaons alors qu’ils étaient une caste de prêtres privilégiée vivant à l’écart du peuple égyptien. 

Dans son ouvrage Histoire juive – Religion juive, le professeur Israël Shahak écrit en page 37 : “J’ai à maintes reprises dénoncé en termes très durs le sionisme et l’oppression des Palestiniens, mais ce qui m’a attiré les pires attaques, c’est un de mes premiers articles sur le rôle des juifs dans le trafic des esclaves, où je signalais, exemple vérifiable à l’appui, que ce trafic durait encore en 1870 ! Cet article a été publié avant la guerre des Six Jours (1967) ; aujourd’hui, il serait impossible de le faire paraître.” 

L’importance de ce trafic est également rapportée par l’historien britannique Hugh Trevor-Roper dans son livre L’Ascension de l’Europe chrétienne, dans lequel il mentionne (en page 83) que “les juifs furent longtemps les principaux trafiquants d’esclaves entre l’Europe médiévale et le monde musulman”. 

Dans son ouvrage La Conception matérialiste de la question juive, Abraham Léon, mort à Auschwitz, écrit en page 71 : “Pour de longs siècles, les juifs seront les uniques intermédiaires commerciaux entre l’Orient et l’Occident.

Le centre de la vie juive s’établit de plus en plus en Espagne et en France. Le maître de poste arabe Ibn Khordadhbeh (IXe siècle) parle dans son livre des routes des juifs radamites qui, dit-il, parlent le persan, le latin, l’arabe, les langues franques, espagnoles et slaves. Ils voyagent d’Occident en Orient et d’Orient en Occident, tantôt par terre et tantôt par mer. Ils apportent de l’Occident des eunuques, des femmes esclaves, des garçons, de la soie, des pelleteries et des épées.”   

Voici, très succinctement, quelques-unes des vérités historiques dévoilées par Israël Shahak, Hugh Trevor-Roper et Abraham Léon sur la question. Elles permettent de déduire que la traite orientale a été organisée et dirigée par des esclavagistes juifs et non par les musulmans, comme ont voulu le faire accroire les prétendus historiens, en fait falsificateurs, que sont Grenouilleau, Lugan, Braudel et autres penseurs judéo-serviles.

Néanmoins, et  pour  être juste, jamais  cette  traite  orientale, organisée et dirigée par des esclavagistes juifs, n’a atteint les sommets de la sauvagerie et de la barbarie qu’ont connues les traites négrières organisées par l’Occident. Il est grand temps de régler, à l’heure exacte, la pendule de l’histoire.  

 

 

 

 


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