Culture Il était le pilier du mouvement théâtral amateur à Mostaganem

Djamel Bensabeur tire sa révérence

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Rubrique Culturelle Publié 12 Février 2022 à 09:59

© D.R
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Le metteur en scène, comédien et ancien commissaire du Festival national du théâtre professionnel, Djamel Bensabeur est décédé, avant-hier, à l’âge de 81 ans des suites d’une longue maladie, selon un communiqué de la direction de la culture de la wilaya de Mostaganem publié dans la soirée de jeudi. Disciple d’Ould Abderrahmane Kaki, fondateur de la troupe de théâtre El-Ichara en 1975 et du prix “Kaki d’or” de 2012 à 2019 entre autres, le défunt avait consacré sa vie aux planches, et au théâtre amateur plus particulièrement. 

La carrière de Bensabeur commence en 1958, il est alors âgé d’à peine 17 ans. Il rejoint la troupe “Saïdia”, puis Masrah-El-Garagouz, la troupe du dramaturge et monstre-sacré du 4e art, Ould Abderrahmane Kaki. Après l’indépendance, il rejoint le Théâtre régional Mahieddine-Bachtarzi de 1964 à 1971. Dans les années 1970, il est casté dans le long-métrage Patrouille à l’Est d’Amar Laskri, puis retourne à Mostaganem et s’essaye à la réalisation. En 1975, il réalise L’Attentat, une fiction pour laquelle il obtient le “Faucon d’or” du Festival du film de Kebla en Tunisie. En 2001, il fonde l’association culturelle “El-Kanky”. À l’annonce de son décès, la ministre de la Culture et des Arts, Wafa Châalal, a posté ce message sur sa page Facebook : “On doit à Djamel Bensabeur, l’une des figures théâtrales algériennes les plus importantes de sa génération, les plus belles pièces et performances artistiques, dont le public algérien se souvient encore. Il a également joué au cinéma et a participé à de nombreuses œuvres cinématographiques majeures. Il était un grand artiste, doté d’une morale et d’un sens artistique uniques. 

Il était le disciple du géant Ould Abderrahmane Kaki, et a grandement contribué à établir un mouvement théâtral dans la ville de Mostaganem. Il est à l’origine de la naissance d'un nouveau théâtre qui puise ses caractéristiques dans les œuvres immortelles des grands noms de la culture algérienne”. La directrice de l’Opéra d’Alger, Fatma-Zohra Namous, a également publié un long texte à la mémoire du défunt. On pouvait y lire : “La scène artistique perd une pointure dans le domaine théâtral et cinématographique qui a tant apporté à la culture et à l’art algérien à travers les films qu'il a présentés, les pièces qu'il a mises en scène, ainsi que les épopées qu’il a ressuscitées, comme celle de Sidi Lakhdar Benkhlouf. Il est considéré comme l'un des piliers du théâtre amateur.” 

 


R. C.

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