Culture “Céramiques d’Alger” de Rachid Sidi Boumediene

El-Mahroussa à travers son trésor patrimonial

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Yasmine AZZOUZ Publié 18 Décembre 2021 à 20:28

© D. R.
© D. R.

L’urbaniste et sociologue Rachid Sidi Boumediene propose à ses lecteurs un voyage dans l’histoire et l’art avec sa nouvelle publication parue aux éditions Anep, intitulée Céramiques d’Alger, toute une histoire.

L’auteur nous emmène dans les dédales de La Casbah et ses monuments classés patrimoine mondial, pour pénétrer les secrets des “carreaux de faïence” qui ont fait la fierté de nos aïeux.

Sidi Boumediene nous apprend que cette cité possède sur son territoire un ensemble de “carreaux de faïence qui constituent de précieuses reliques de décors ayant orné palais et demeures des XVIIIe et XIXe siècles et qu’Alger a toujours été une place de confluences de cultures qui, mêlées au substrat culturel y existant, ont maintes fois produit d’intéressantes synthèses artistiques”.

Les faïences, d’apparences fragile, “évoquent pourtant des moments importants dans la longue évolution de cet art décoratif et racontent des siècles d’histoires, de goûts et de modes”.

Bien que l’auteur ne soit ni historien de l’art ni architecte et encore moins céramiste, c’est toutefois l’amour des demeures de cette époque – il est lui-même né dans une maison à wast eddar – qui est à l’origine de cet ouvrage.

Aussi, ses longues réflexions et interrogations sur la particularité de ces céramiques, le fait qu’elles ont été utilisées uniquement à La Casbah et pas ailleurs constituent le point de départ de sa démarche, à cheval entre la sociologie et l’histoire. 

Ces questions trouveront un début de réponse suite à sa rencontre avec Massimo Aurili, responsable du chantier de réhabilitation du Bastion 23 en 1989-1990. En premier lieu, son interlocuteur explique qu’elles n’auraient pas été produites en Algérie et qu’elles ont toutes été classées dans la catégorie “arts islamiques”.

Au fil de sa recherche, il découvre en outre que ces carreaux de faïence étaient commandés directement par des particuliers – des notables turcs et de riches commerçants – aux producteurs européens, qui arrivaient, écrit l’auteur, “à influencer le type de production, comme en témoigne l’exemple des représentations de ‘mosquées’ par les Hollandais ou les Espagnols à la place des églises qui figuraient dans les carreaux d’origine”.

Cette donnée renseigne par ailleurs sur la place occupée par l’Algérie à cette époque, et nous éloigne de l’image “toute faite qui réduit Alger au rôle de repaire de corsaires”.

À  l’opposé,  nous  découvrons  un  territoire  ouvert  sur  le  monde  et  en communication constante avec les autres. Du palais du Dey au musée du Bardo, en passant par Dar Aziza, Sidi Boumediene sur la base de travaux faits antérieurement, notamment ceux de J. Couranjou, décortique quantité de céramiques  et  tente  d’en  identifier  l’origine  (hollandaise, napolitaine, tunisienne…), la période d’introduction et leurs spécificités. 

 

Yasmine AZZOUZ

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