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Culture / Culture

Djoher Amhis-Ouksel lui consacre un ouvrage aux éditions Casbah

Fadhma Ath Mansour Amrouche, la femme courage


La pédagogue et autrice Djoher Amhis-Ouksel a publié aux éditions Casbah un livre consacré à Fadhma Ath Mansour Amrouche, intitulé La Dame d’Ighil Ali, lecture d’Histoire de ma vie de Fadhma Ath Mansour Amrouche. Paru en mars dernier, cet ouvrage clôt sa collection “Empreintes” dédiée aux grands écrivains et romanciers algériens, dont Mohammed Dib, Assia Djebar ou encore Mouloud Feraoun. Amhis-Ouksel retrace le parcours de Fadhma, de sa naissance et son destin de “paria”, son placement en orphelinat, jusqu’à son exil et ses errances.

À partir du texte de Fadhma, Amhis-Ouskel réinterroge la vie de l’écrivaine, mère de Taos et de Jean El-Mouhoub, qui connurent eux aussi l’exil et le déchirement. “Cette éternelle exilée ne s’est sentie chez elle nulle part”, écrit-elle. Ce qui la sauvera, “c’est sa capacité de résistance et une volonté extraordinaire face à l’adversité. Cette enfant naturelle rejetée par une société hypocrite va forger son destin.

L’amour et le dévouement de sa mère vont lui permettre de transcender son statut de paria”. Ni les obstacles ni l’adversité que connaîtra très jeune Fadhma, au regard de son statut “d’enfant illégitime” qui plus est chrétienne, ne l’ont ébranlée. Le retour aux origines, son lien à sa terre natale et le courage de la femme qu’elle deviendra trouvent indéniablement leur origine dans le parcours de sa propre mère, Aïni. Cette dernière devient veuve en charge de deux enfants à seulement 23 ans. “Aïni refuse, selon la loi du clan, d’aller vivre dans sa belle-famille. Un jeune homme de la famille de son mari la séduit. Elle est enceinte. Mais le père, Kaci ‘le maudit’, ne veut pas reconnaître l’enfant”, souligne Amhis-Ouksel. Pour protéger sa fille et la soustraire de la méchanceté des autres, Aïni place Fadhma “dans le premier orphelinat des Sœurs Blanches aux Ouadhias, mais cette expérience se révèle négative”.

Mais le destin réserve un bien meilleur sort à Fadhma, “qui avait obtenu le certificat d’études primaires en 1892” et donc l’accès à un savoir qui concourra à son émancipation. “L’amour et le dévouement de sa mère vont lui permettre de transcender son statut de paria.” Se ressourcer est vital. Elle a pris conscience de la valeur du patrimoine et assure sa transmission grâce à ses deux enfants, Taos et Mouhouv “qui avaient le plus le culte du passé”.  Bien que tumultueuse, la vie de la poétesse fut riche, riche d’apprentissage, de résilience et de passion. Des traits qui ont déterminé son parcours et qu’elle transmettra à ses enfants, Taos et Jean El-Mouhoub, dignes héritiers de leur maman.   

Y. Azzouz 


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