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Culture / Culture

Clôture du Salon du livre de Boudjima

La citoyenneté, socle d’une société en évolution

© D.R

Au travers du thème choisi pour le retour du Salon du livre de Boudjima, qui s’est tenu les 20, 21 et 22 mai à Tizi Ouzou, organisateurs, éditeurs et auteurs voient en la citoyenneté une condition sine qua non pour bâtir une société libre, multiculturelle et respectueuse des libertés d’autrui. 

Le Salon de Boudjima, qui vient de baisser rideau après trois journées bien chargées en émotions et en effervescence, s’est voulu lors de cette édition 2021, qui s’est tenue du 20 au 22 mai, un lieu de réappropriation de l’acte de réflexion comme acte de résistance, et de ce fait, acte de “citoyenneté active”, comme nous l’affirmera Smaïl Boukherroub, président de l’APC de Boudjima, qui, interrogé sur la thématique choisie, nous confiera : “Parler de citoyenneté, c’est dire le rôle que doit jouer chaque individu dans sa communauté, dans sa cité, car le citoyen a des droits mais a aussi un devoir de citoyenneté qui lui recommande de bouger, d’activer pour le bien des autres et pour son bien aussi, car c’est lié.

Si chacun apporte cette part de contribution à la construction de la cité, on réussira, mais si tout le monde démissionne c’est la société qui en pâtira…” Et de poursuivre : “Nous avons toujours agi dans un cadre de laïcité et de liberté individuelle qui est pour nous un élément fondamental pour permettre cet acte de réflexion qui mènera vers un débat, des échanges et une édification commune de ce qu’est la cité. La sauvegarde du patrimoine est également un sujet qui nous interpelle et qui devrait concerner tout un chacun. Certes, nous devons nous ouvrir aux autres, mais nous ne devons pas oublier ce que nous ont légué nos aïeux. Tous les peuples du monde ont un capital patrimonial qu’ils préservent jalousement.” Par ailleurs, il est revenu sur l’absence du salon pendant deux ans et la nécessité de son retour : “Il fallait absolument que le salon du livre reprenne, car deux années de rupture c’était trop, et cela risquait de rendre la chose plus dure pour ne pas dire impossible si cet arrêt durait plus longtemps.

Déjà que là, nous avons eu un peu de mal à l’organiser, mais nous avons tenu à le faire et il renaît enfin et nous sommes heureux de recevoir nos fidèles invités”. Pour Nora Bouzida, directrice des éditions Samar, “notre présence ici, nous autres éditeurs qui venons de la capitale ou d’autres villes, est pour moi un acte de citoyenneté dans le sens où nous apportons ce lien et cet échange entre individus différents mais enrichis par cette différence «culturelle» – et non ethnique comme insinué parfois car nous sommes tous un même peuple uni et indivisible – et nous vivons cette acceptation de notre Algérie plurielle par cette ouverture à la culture de l’autre qui en somme est complémentaire et non antagoniste. Nous sommes tous attachés à cette terre des martyrs et à cette terre millénaire chargée d’histoire, et n’oublions pas que l’Algérie a initié la Journée mondiale du vivre-ensemble en paix, alors à nous d’en donner l’exemple aujourd’hui et demain”.

Quant à Abderrahmane Khelifa, auteur, il dira : “La citoyenneté, c’est avoir des droits essentiellement, mais aussi des devoirs, et chacun de nous doit travailler pour le bien de la société, dans la mesure où ce que j’apporte moi, individu, à la société doit être bénéfique à tous, et donc à moi aussi, et ce, à divers niveaux : la sécurité, le savoir, les loisirs, les lectures, les idées qui peuvent être certes divergentes mais qui apportent la réflexion et le débat pour avancer.”

Et de poursuivre : “La citoyenneté n’est pas une chose statique ou figée, mais elle progresse et avance avec le temps et évolue avec l’individu qui fera avancer la société dans sa philosophie, dans le bien-être, la discipline ; dans sa liberté, sans empiéter sur la liberté de l’autre et c’est ça le but : tracer un objectif commun qui est le bien de tous, sans toucher au bien d’autrui.”

Durant ces trois jours à Boudjima, cette notion jusque-là abstraite de la citoyenneté s’est vue discutée, partagée, enrichie, clarifiée, vulgarisée pour en fait s’ancrer chez tout un chacun comme un acte individuel de résistance et de construction pour le bien de la société tout entière.

 

 


Samira Bendris Oulebsir


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