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Culture / Culture

Lancé par le metteur en scène Samir Zemouri à oran

Le théâtre vert, la catharsis en temps de pandémie

Le metteur en scène Samir Zemouri. © D.R

Le concept qui a vu le jour en décembre dernier en pleine pandémie a pour but d’initier toutes les tranches d’âge au 4e art grâce à un atelier de formation dans le cadre très agréable de la forêt de Canastel à Oran. 

Nouveau concept en Algérie lancé à Oran par le formateur et metteur en scène, Samir Zemouri, le théâtre vert est en train de prendre ses quartiers hebdomadaires au niveau de la forêt de Canastel, El-Menzah. L’idée a germé dans l’esprit de l’homme de théâtre en décembre dernier “vu que la crise sanitaire a fait fermer toutes les salles et annuler toutes les activités artistiques et culturelles”, indique-t-il. Le concept étant de faire du théâtre en dehors des salles conventionnelles tout en respectant les règles sanitaires. 

“Au départ, je l’ai fait juste pour quelques jeunes, puis en utilisant les réseaux sociaux, j’ai eu beaucoup de demandes de participation de la part d’hommes et de femmes de tous les âges et conditions sociales”, précise notre interlocuteur qui parle d’une tranche d’âge comprise entre 16 et 55 ans et d’étudiants, de fonctions libérales et même des chômeurs qui ont intégré ses cours. Le metteur en scène, comme il l’explique, ne s’est pas basé à 100% sur la technicité théâtrale sur scène parce que l’espace change.

“Faire du théâtre en plein air n’est pas comme la scène”, ajoute-t-il, précisant encore avoir sélectionné pour ses stagiaires quelques exercices adéquats à l’espace en puisant dans le théâtre brechtien qui est un théâtre épique de distanciation où le comédien peut jouer avec la liberté de l’espace avec, en même temps, le langage gestuel ainsi que le travail de l’expression corporelle et vocale en se basant sur la dynamique du groupe. À ce propos, il rassemble ses élèves pour leur faire faire des exercices de groupe qu’il compare au chœur de la tragédie grecque. 

L’objectif étant d’éliminer le stress pour les participants, être dans la dynamique du groupe et leur permettre un catharisme, une sorte de thérapie de groupe renforcée par une technicité théâtrale. “L’atelier est ouvert pour les comédiens et non comédiens”, souligne Samir Zemouri qui offre ainsi aux non-professionnels l’opportunité de développer leurs talents cachés en évoquant comme exemple Hasna, une artiste-peintre au talent indéniable.

Pour cette dernière, cette formation est la bienvenue particulièrement dans un contexte aussi anxiogène que la pandémie, et qui lui a ouvert une fenêtre pour respirer. Le cycle de formation s’étend sur deux niveaux, “le premier de trois mois d’initiation et le deuxième nécessite un travail plus approfondi qui devra aboutir à un montage théâtral pour ne pas dire un spectacle qui sera joué en pleine nature”, affirme le formateur. Et malgré un début de retour à la vie normale avec l’ouverture des salles de spectacle, “nous allons continuer dans ce concept de plein air”, assure notre interlocuteur.

 


SAïD OUSSAD


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