Culture PARUTION

...NOUVEAUTÉS AU SILA…

  • Placeholder

Rubrique Culturelle Publié 23 Mars 2022 à 20:37

© D. R.
© D. R.

Le Salon international du livre d’Alger fait son come-back après deux ans d’absence. Pour cette 25e édition qui se tiendra du 25 mars au 1er avril au Palais des expositions des Pins maritimes (Safex), les maisons d’édition algériennes proposeront tout au long de ce rendez-vous livresque les différentes nouveautés qui viennent de sortir de l’imprimerie. À cette occasion, les férus de lecture auront l’occasion de trouver leur bonheur à travers des ouvrages scientifiques, des romans, de poésie, d’histoire...

KOUKOU ÉDITIONS

Mon islam, ma liberté, de Kahina Bahloul : Kahina Bahloul est la première femme imame en France. Née d’un père kabyle issu d’une famille de marabouts et d’une mère française d’origines juive et catholique, elle a grandi en Algérie où elle a vécu au plus près la montée de l’intégrisme. Spécialiste de la mystique musulmane et plus particulièrement de l’œuvre d’Ibn ‘Arabi, le grand mystique andalou, elle décide de s’engager plus activement à la suite des attentats de 2015. Revendiquant, sur la base de sources classiques, la légitimité pour une femme d’être imame, de diriger les prières et d’enseigner, elle fonde en 2019 la mosquée Fatima, d’inspiration soufie, ouverte aux femmes voilées ou non, mais aussi aux non-musulmans. Pour la première fois, cette femme de dialogue et de paix nous fait partager sa pensée. C’est l’occasion pour elle d’explorer la diversité et la spiritualité inscrite dans ses origines, de témoigner de son parcours et d’expliquer sa vision d’un islam enfin affranchi des peurs et des scléroses.
Prix : 1 500 DA.

Kateb Yacine et Debza au cœur du Printemps Berbère,
de Farida Aït Ferroukh : À travers la troupe Debza et de son parrain Kateb Yacine, l’auteure revisite la face méconnue du Printemps berbère dans ses prolongements algérois. Engagés dans les comités universitaires autonomes avant d’investir les planches par le chant et le théâtre, les comédiens amateurs étaient en première ligne dans la lutte pour une Algérie démocratique et la réhabilitation de son identité plurielle. Ce travail de recherche au long cours, basé sur des témoignages inédits, révèle les luttes des années 1980 face au régime du parti unique. À l’unité de pensée des patriotes à gages, les contestataires ont opposé la mobilisation dans la diversité des convictions ; aux slogans des courtisans, la lucidité des débats contradictoires, parfois virulents mais toujours solidaires face à l’adversité. 
Prix : 1 200 DA. 

L’Université désacralisée (ouvrage collectif), coordonné
par Louisa Driss Aït Hamadouche, Fatma Oussedik et Khaoula Taleb Ibrahimi : Un collectif d’universitaires tire la sonnette d’alarme sur la situation de l’université algérienne. L’ouvrage, coordonné par trois professeures de renom, dresse un diagnostic implacable qui met le doigt sur la plaie : violences, passe-droits, complaisance et parfois complicité de l’administration, etc. 
Prix : 1 000 DA.

APIC ÉDITIONS

Camarade Papa (roman, 248 pages), de Gauz : Une
histoire de la colonisation comme on ne l’a jamais lue. 1880. Un jeune homme, Dabilly, fuit la France et une carrière toute tracée à l’usine pour tenter l’aventure coloniale en Afrique. Dans une “Côte de l’Ivoire” désertée par l’armée française, quelques dirigeants de maisons de commerce négocient avec les tribus pour faire fructifier les échanges et établir de nouveaux comptoirs. Sur les pas de Dabilly, on découvre une terre presque inexplorée, ses légendes, ses pactes et ses rituels. Un siècle plus tard, à Amsterdam, un gamin d’origine africaine raconte le monde postcolonial avec le vocabulaire de ses parents communistes. Ces deux regards, celui du blanc sur l’Afrique et celui du Noir sur l’Europe, offrent une histoire de la colonisation comme on ne l’a jamais lue. Gauz fait vivre des personnages tout en contraste, à la lumière solaire, dans une fresque ethnologique pétrie de tendresse et d’humour. Camarade Papa a reçu la prix Ivoire (2018) et le Prix Éthiophile (2019).
Prix : 800 DA.

Ennemis mortels. Représentations de l’islam et politiques
musulmanes en France à l’époque coloniale (essai, 670 pages), d’Olivier Le Cour Grandmaison : Pour mieux comprendre la place singulière de l’islam aujourd’hui en France, cet ouvrage étudie les représentations de cette religion et des musulmans élaborées de la fin du XIXe siècle jusqu’à la guerre d’Algérie par les élites académiques, scientifiques, littéraires et politiques. S’appuyant sur des sources diverses, parfois ignorées ou négligées, Olivier Le Cour Grandmaison analyse la façon dont ces élites ont, pendant des décennies, conçu et diffusé un portrait pour le moins sombre des colonisés musulmans. Pendant qu’Ernest Renan, par exemple, soutient que l’islam “n’a été que nuisible”, Guy de Maupassant se passionne pour la sexualité prétendument débridée et “contre nature” de ses adeptes. Conçues par des personnalités souvent célèbres, diffusées par des institutions prestigieuses, ces représentations sont rapidement incluses dans de multiples ouvrages de vulgarisation. Jugé rétif au progrès, le “musulman” est décrit comme un danger protéiforme et existentiel qui menace les bonnes mœurs, la sécurité sanitaire, celle des biens et des personnes, l’avenir de la nation et de la civilisation occidentale.
Prix : 1 500 DA. 

Les Communistes et l’Algérie. Des origines à la guerre
d’indépendance, 1920-1962 (essai, 670) d’Alain Ruscio : Objet d’étude ayant donné matière à de nombreuses polémiques, les relations entretenues par les communistes avec l’Algérie de 1920 à 1962 sont examinées minutieusement par Alain Ruscio dans cet ouvrage. Permettant de mieux saisir la genèse des malentendus et des désaccords persistants entre nationalistes algériens et communistes français et afin de comprendre le “parcours non linéaire” et les contradictions d’un mouvement alternativement allié objectif et ennemi juré des nationalistes algériens, ce spécialiste des questions coloniales dissocie les implications collectives et individuelles, l’avant-garde anticolonialiste et les cercles dirigeants des Partis communistes français et algérien (PCF et PCA). S’appuyant sur un large corpus archivistique et une série d’entretiens avec d’anciens militants et militantes membres de la vaste “famille communiste franco-algérienne”, ainsi que des documents d’archives municipaux, départementaux, nationaux ou privés, dont ceux d’organisations syndicales et partisanes, jusqu’à présent peu exploités, cet ouvrage est une mise en lumière des multiples expériences qui permet de faire entendre les dissonances de tout l’univers communiste sur la question de l’Algérie.
Prix : 2 700 DA.

DALIMEN ÉDITIONS

À mes amis de la montagne (roman, 232 pages),
d’Hélène Celdran : En 1952, Egil Magne Hovdenak a 25 ans. Objecteur de conscience, il souhaite travailler pour la paix, et se rend en Kabylie pour la première fois dans le courant de l’automne. De retour vers la fin de la période coloniale, à titre bénévole, il met en place une aide sanitaire dans une dizaine de villages de Kabylie. Formé au développement communautaire, convaincu que la charité ne suffit pas et que seul un travail sur un pied d’égalité avec les habitants permet une évolution à long terme, il retourne en Kabylie au lendemain de l’Indépendance. Ce livre, fait de souvenirs et de documents d’époque, retrace une aventure hors du commun. C’est le récit d’un travail de pionnier dans le domaine de l’aide au développement sous la régie des Quakers. C’est aussi celui d’une amitié indéfectible avec le peuple kabyle, auquel l’auteur rend ici un hommage authentique et vivant. 
Prix : 1 000 DA.

SÉDIA ÉDITIONS

Poèmes inédits (recueil de poésie), d’Ahmed Hanifi :
Comment dire, comment dire ? écrivait un célèbre poète irlandais. Comment dire l’interstice, traduire ce qui nous agite, secoue, ébranle ? S’ils ne sont pas suffisamment puissants pour refléter parfaitement des fragments de vie, les mots peuvent tenter de dévoiler ou de libérer des facettes de ces vérités que sont le silence, la joie et la douleur que nous portons ; nos vérités, y compris nos défauts et qualités. En écrivant “on n’invente que ce qu’on porte en soi”. Comme le peintre ordonne les pâtes colorées sur la palette avant de les amalgamer sur la toile dans le but d’exprimer sa perception du monde apparent ou de partager quelques bouts de son sanctuaire, l’écrivain ou le poète emploie des gammes de mots pour le même objectif. Dans ce recueil – ce tableau – les vers sont posés sur un spectre de couleurs : vert, bleu, rouge, gris, noir, blanc. Les trois poèmes introductifs (palette) renvoient à l’ensemble des couleurs possibles, parfois dissimulées, insaisissables… 

 

 

 

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

    • Placeholder

    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

  • Chroniques DROIT DE REGARD Trajectoire d’un chroniqueur en… Liberté

    Pour cette édition de clôture, il m’a été demandé de revenir sur ma carrière de chroniqueur dans ce quotidien.

    • Placeholder

    Mustapha HAMMOUCHE Publié 14 Avril 2022 à 12:00

Les plus lus

(*) Période 360 derniers jours

  1. CNR Revalorisation des pensions de retraite

  2. Déclaration d’Issad Rebrab

  3. Louisa Hanoune adresse une lettre ouverte à Issad Rebrab au sujet de Liberté Ne brisez pas cet espoir 

  4. Le sud pleure son porte-voix

  5. FAUTE DE COUFFIN FAMILIAL Voilà de quoi se nourrit Khalida Toumi en prison

  6. MARCHÉ OFFICIEL DES CHANGES Le dinar poursuit sa chute