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Culture / Culture

Ramadhan et Covid-19 à Oran

Quand des artistes peintres égaient les soirées

© D. R.

C’est le deuxième mois de Ramadhan que les Oranais vivent sous le signe du coronavirus, un  mois  exceptionnel, mais  qui  cette  année, peine  une  fois encore à recréer l’ambiance habituelle.

En dépit de l’allégement du couvre-feu, les familles oranaises ne se retrouvent plus comme par  le  passé  envahissant  le front  de mer, les espaces verts et autres grands boulevards agrémentés de boutiques, cafés, terrasses.

Le moral n’y est vraiment  pas, ajouté au fait qu’il faut rentrer chez soi avant minuit. Néanmoins, le  front  de  mer  a  vécu, ces  trois  derniers soirs, une ambiance originale grâce à une initiative de la direction de la jeunesse et des sports de la wilaya d’Oran.

Un concours de la meilleure fresque sur le thème des “Jeux méditerranéens de 2022”, organisé et lancé à l’endroit des artistes peintres jeunes et moins jeunes. Et c’est ainsi qu’une partie du front de mer, le square Port-Saïd, a été transformée trois jours durant en un grand atelier de peinture à ciel ouvert.

Les membres de la DJS que nous avons rencontrés nous soulignent que l’enthousiasme des artistes peintres a dépassé leurs attentes : “Nous avions prévus quelque 70 artistes pour le concours issus d’Oran, au final ce sont 111 artistes peintres venant de 11 wilayas, plus Oran, qui ont répondu présent”, explique avec plaisir notre interlocuteur.

Ce dernier heureux de pouvoir apporter un peu de visibilité aux artistes, leur offrir un cadre et des moyens d’expression, dira que l’opération a pris de l’ampleur pour le plus grand plaisir des artistes et des Oranais et dans un cadre idéal “ce balcon sur mer”.

En  effet, les  Oranais, souvent  en  famille, sont  venus, après  le  f’tour, déambuler, observer et commenter les œuvres des artistes peintres, sans distinction de sexe, majoritairement jeunes.

Devant les yeux des passants, les œuvres prennent forme, se découvrent à coups de pinceau, de couleurs vives, chatoyantes, pleines de lumière comme l’est la Méditerranée. Très concentrés au vu de l’ambiance qu’il y a autour d’eux, les artistes peintres se laissent prendre en photo en pleine création et dans une ambiance conviviale.

Ailleurs, les Oranais ont choisi d’investir rageusement les terrasses de café et les crémeries, histoires de dire que la vie est toujours là plus forte que la peur du coronavirus.
 

D. LOUKIL

 


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