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Culture / Culture

Exposition de Nazim Si Lakehal à Tizi Ouzou

Un cri du cœur pour les enfants algériens

Lors du vernissage de l’exposition. © Liberté

Visible jusqu’au 29 juillet à la maison de la culture Mouloud-Mammeri, l’exposition intitulée “Rêves” est composée d’une cinquantaine de photographies d’enfants, agrémentées de poèmes en tamazight.

Dans le cadre de la célébration de la Journée nationale de l’enfant, qui coïncide avec le 15 juillet de chaque année, l’artiste photographe Nazim Si Lakehal organise, depuis jeudi dernier à la nouvelle galerie d’art moderne du Théâtre de verdure de la maison de la culture Mouloud-Mammeri, une belle exposition de photos dédiée à l’enfant algérien, agrémentée de beaux poèmes en tamazight qui cadrent agréablement avec les belles prises de vues, dont seul l’artiste a le secret. Si la direction de la maison de la culture Mouloud-Mammeri a procédé au vernissage de cette exposition en présence d’un public restreint à cause de la crise sanitaire qui a connu une certaine recrudescence dans la wilaya de Tizi Ouzou, il n’en demeure pas moins qu’un tel événement culturel vaut certainement le déplacement dans la ville des Genêts, car cette exposition, intitulée “Ineglusen” (Rêves) et placée sous le thème très significatif de “Tuddar n temzi ! Tibhirin n tmelsa” (Villages d’enfance ! Jardins d’innocence), est un véritable cri du cœur pour l’enfant algérien. 

Ornée d’une cinquantaine de tableaux représentant de beaux clichés d’enfants souriant à la vie ou exposés à la vicissitude de tous les temps, cette exposition est un véritable chef-d’œuvre artistique, car agencée avec beaucoup de talent et d’harmonie par ce photographe d’art qui a voulu rassembler, autour de cette heureuse initiative, de nombreux poètes et artistes peintres de plusieurs wilayas, telles que Béjaïa, Bordj Bou-Arréridj, Bouira, Khenchela, Naâma, Boumerdès, Sétif et Tizi Ouzou, pour donner une grande dimension à ce carrefour de la photo. Mais de nombreux invités n’ont pu honorer un tel rendez-vous à cause de la situation sanitaire qui prévaut actuellement à travers tout le pays.

“C’est vrai que j’avais tenu à associer à cette exposition de nombreux poètes et artistes de plusieurs régions d’Algérie, voire même des poètes marocains et européens, mais la conjoncture actuelle impactée par le rebond de la pandémie de Covid a faussé tous mes calculs, encore que quelques poètes et artistes originaires des wilayas de Tizi Ouzou et de Béjaïa ont pu effectuer le déplacement, et je tiens à les remercier du fond du cœur, au même titre que la directrice de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou et le directeur de la maison de la culture Mouloud-Mammeri, qui n’ont ménagé aucun effort pour assurer le plein succès de cette manifestation”, nous dira Nazim Si Lakehal, ce photographe d’art qui est né en 1985 à Aït Bouadou, commune montagneuse adossée au majestueux Djurdjura et relevant de la daïra des Ouadhias.

“Je pense avoir bénéficié d’une bonne formation photographique dans un établissement privé pour embrasser une vocation noble qui me tenait tant à cœur, et j’avoue que j’ai toujours eu un penchant et une source d’inspiration particulière pour les photos d’enfants, ce qui m’a donc incité à concevoir cette exposition composée de plusieurs clichés liés à l’enfance heureuse ou malheureuse et à l’innocence des gamins des villes et des villages de Kabylie”, avoue ce jeune artiste, dont l’exposition est encore ouverte jusqu’au 29 juillet à la maison de la culture Mouloud-Mammeri.

Mohamed HAOUCHINE 


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