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Culture / Culture

L’élection a été organisée en ce jour symbolique du 20 avril

Wissam Saïbi sacrée “Reine de Kabylie 2021”

© D. R.

Quatorze  candidates  âgées  entre  19  et  26  ans  ont  pris  part  à  ce concours,  organisé  à  l’occasion  de  la  commémoration  des événements du Printemps noir. Wissam Saïbi, étudiante de 19 ans, a décroché le titre après une série d’épreuves, notamment celle portant sur la culture générale et amazighe. 

En cette soirée du 20 avril commémorant les tragiques événements du Printemps noir, organisée au  village  de  Kahra, se  tenait une élection régionale de la reine de Kabylie 2021. À l’issue de cette soirée, c’est la belle Wissam Saïbi, âgée de 19 ans, mesurant 1,71 m, étudiante en première année de licence de langue française à l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, qui est repartie avec sa couronne en argent et son écharpe de “Reine de Kabylie”.

Très heureuse et en larmes, elle a fait sa déclaration la gorge nouée. “Je tiens à remercier les éditions Tenor Music et Makhlouf Aberkane qui m’ont permis de concrétiser mon rêve. Je remercie toutes les participantes qui sont toutes aussi belles. Je dédie ma victoire à toute la Kabylie et à tous ceux qui se sont sacrifiés pour l’identité amazighe”, a-t-elle déclaré à l’issue de son couronnement.

Originaire du village Amekrez, dans la commune d’Aït Zikki, collectivité relevant de la daïra de Bouzeguène, la jeune Wissam, qui réside à Azazga où elle a fait tout son cursus scolaire, est une accroc du mannequinat qu’elle pratique ces dernières années, à la maison où elle se prend en photo, toute seule, en toute liberté, dans la cour, le jardin, sur le toit de sa maison, dans son village.

“Je maîtrisais déjà les allures, les poses et les codes du mannequinat grâce à ces enchaînements de pratique en solo qui m’ont beaucoup aidée lors du concours”, dira-t-elle. Et d’ajouter : “Je pense avoir séduit le jury.” Elle rêvait de participer à ces concours de beauté qu’elle ne croyait jamais atteindre. Lorsque ce moment est arrivé, il fallait demander l’autorisation à son père qui connaît bien le regard de la société en général sur ce genre d’événement. “Je vous avoue que j’étais très hésitant lorsqu’elle m’a 

appris son vœu de participer à ce concours. Je me suis donné un temps de réflexion et de méditation. Mais au bout du compte, constatant son 
désir fou d’y participer, j’ai accepté. Je ne voudrais pas briser son vœu, 
vu qu’elle m’a toujours apporté satisfaction durant son cursus scolaire.

Très bien éduquée et respectueuse, je ne souhaiterais pas être à l’origine d’une déception qui va peut-être la marquer toute sa vie”, a avoué le père de Wissam. Ce premier concours de “Reine de Kabylie”, organisé par les éditions Tenor Music, présidé par Makhlouf Aberkane, a été une grande réussite en matière d’organisation, de participation et de public.

Quatorze candidates âgées entre 19 et 26 ans ont pris part à ce concours, où le choix a été difficile à faire. La première étape du concours consistait en un  défilé de mode en public sous les yeux d’un jury de quatre personnes dont une femme. “C’est une épreuve très difficile”, avoue Wissam. “Il s’agit de mettre en valeur la démarche, le regard et le sourire.” Outre le jury, le public a aussi son mot à dire, puisqu’il est mis à contribution pour choisir le numéro d’une participante de son choix en l’inscrivant sur un bulletin secret.

Cependant, le test de la culture générale a été déterminant pour départager les candidates. Il s’agit de questions de culture générale puisées, essentiellement, de la culture amazighe, des “issefra” anciens, des passages de chansons de Matoub à compléter, des événements du 20 Avril, etc.

Sur les 14 candidates, Wissam a été désignée “Reine de Kabylie 2021”, entourée de Meriem Remidi, du village de Sahel (Bouzeguène), première Dauphine, et de Bouchalal Chams de Béjaïa, deuxième Dauphine.

Contacté par nos soins, Makhlouf Aberkane, organisateur de ce concours, s’est dit très satisfait de l’organisation et de la réussite de ce concours et tient à féliciter la jeune Wissam Saïbi pour ce titre de “Reine de Kabylie” et ses deux Dauphines. “Tout s’est bien passé. Nous travaillons pour la culture, et c’est la culture qui a gagné. Nous comptons poursuivre notre démarche de valorisation du patrimoine amazigh.

Nous sollicitions la direction de la culture de la wilaya pour nous assister et nous aider dans notre projet culturel, qu’on compte améliorer davantage”, conclut-il. 
 

KAMEL NATH OUKACI

 


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