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Culture / Culture

il l’accuse d’être à l’origine de son “bannissement” du milieu littéraire

Yasmina Khadra démasque Benjelloun

© D. R.

“Quand vous avez un écrivain de renom, connu dans le monde entier, Prix Goncourt, membre influent de l’Académie Goncourt qui s’appelle Tahar Benjelloun, qui raconte partout depuis vingt ans que je suis un imposteur, que ce n’est pas moi qui écris mes livres et qu’il connaît mon nègre, et, à travers ça, trouve toutes sortes d’affabulations (…) J’ai écrit ce livre pour rassurer les miens”, a lancé l’écrivain algérien dans l’émission Maghreb Orient-Express.

L’écrivain algérien Yasmina Khadra, invité de l’émission Maghreb Orient-Express (#MOE) sur TV5 monde pour parler de son livre Le Baiser et la Morsure, a descendu en flammes le Goncourt franco-marocain Tahar Benjelloun, qui serait à l’origine du boycott qu’il subit par les instances, jurys et médias de l’Hexagone.

L’auteur de “À quoi rêvent les loups” a tenu à expliquer les raisons de la publication de ce recueil d’entretiens où il se livre à la journaliste Catherine Lallane, sur des pans entiers de sa vie, son enfance, son rapport à la littérature, sa femme… Cette dernière publication est vraisemblablement une réponse à ses détracteurs afin de faire cesser les rumeurs dont il fait l’objet depuis plusieurs années.

“Je trouve qu’il est grand temps de rassurer mes lecteurs et les librairies qui me défendent contre vents et marrées. Je suis quelqu’un qui a été défiguré pendant vingt-ans dans ce pays qu’on appelle la France.” Et de poursuivre : “Quand vous avez un écrivain de renom, connu dans le monde entier, Prix Goncourt, membre influent de l’Académie Goncourt qui s’appelle Tahar Benjelloun, qui raconte partout depuis vingt ans que je suis un imposteur, que ce n’est pas moi qui écris mes livres et qu’il connaît mon nègre, et, à travers ça, trouve toutes sortes d’affabulations (…) J’ai écrit ce livre pour rassurer les miens”, a-t-il asséné devant le présentateur Mohamed Kaci.

“Des manœuvres inqualifiables” 
Bien qu'il ne se soit davantage exprimé sur le genre de pratiques auxquelles s'adonnerait Tahar Benjelloun, Yasmina Khadra a tenu à souligner sur sa page Facebook au lendemain de la diffusion de l’émission que l’écrivain franco-marocain procéderait à des “manœuvres inqualifiables” pour jeter l’opprobre sur lui dans le milieu littéraire français : “J’ai été contraint de dénoncer les manœuvres inqualifiables d'un écrivain que j'ai toujours respecté et qui s'est avéré être indigne de considération.” 

Il a, par ailleurs, tenu à rassurer ses lecteurs en affirmant préférer “l’honnêteté et la bravoure à la polémique”. Le boycott qu’il aurait subi de la part de “l’ensemble des institutions littéraires françaises et des jurys”, notamment pour son dernier roman Le Sel de tous les oublis (Julliard, 2020), a été, manifestement, l’incartade de trop qui a poussé Yasmina Khadra à s’épancher sur le sujet. 

À quoi obéissent ces agissements ? Est-ce une rivalité purement littéraire ou d’autre nature, qui, si elle venait à se confirmer, montrerait toute l’étendue des pratiques qui minent la sphère littéraire outre-Méditerranée ? Pour sa part, Tahar Benjelloun ne s’est encore pas exprimé sur la sortie de Yasmina Khadra qui, pour sa part, lève le voile sur les travers du monde littéraire, ses coups bas et ses luttes intestines.
 

Yasmine AZZOUZ

 


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