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Économie / Actualités

Transition énergétique

Chitour insiste sur l’implication de Sonelgaz et de Sonatrach

Inauguration, hier, du Salon de l’électricité et des énergies renouvelables qui se tient à la Safex. © D.R.

Le ministre de la Transition énergétique a indiqué que les appels d’offres pour la réalisation du programme de production de 1 000 mégawatts en centrales solaires photovoltaïques devraient intervenir au mois de juin prochain.

La transition énergétique est inéluctable. C’est ce qu’a déclaré, hier, le ministre de la Transition énergétique et des Énergies renouvelables, Chems-Eddine Chitour, à l’inauguration de la quatrième édition du Salon de l’électricité et des énergies renouvelables, qui se tient du 8 au 11 mars 2021 à la Safex, Pins-Maritimes (Alger). 

Le ministre a, à cette occasion, beaucoup insisté sur la rationalisation de l’utilisation de l’énergie. “L’Algérie ne peut pas continuer avec 800 millions de mètres cubes de gaz consommés en une semaine”, estime le professeur Chems-Eddine Chitour. 

“Il faut lever le pied sur la consommation de gaz. Il faut chercher d’autres modes de consommation”, a-t-il recommandé. Pour le ministre, le futur de l’Algérie, “c’est la transition énergétique et les énergies renouvelables”. M. Chitour a de nouveau évoqué le plan pour la production de 1 000 mégawatts (MW) en centrales solaires photovoltaïques.

Les appels d’offres pour la réalisation de ce programme devraient intervenir au plus tard au mois de juin prochain. “Si nous arrivons à faire faire 1 000 MW, nous allons économiser 3 000 millions de mètres cubes de gaz”, a affirmé M. Chitour. “On peut payer notre plan solaire avec du gaz non consommé”, a-t-il souligné. Le ministre de la Transition énergétique et des Énergies renouvelables a laissé entendre que le projet est déjà lancé. “Nous avons commencé à consulter 10 wilayas. Nous avons leur accord de principe pour qu’il y ait 100 MW par wilaya”, a-t-il indiqué. Parallèlement, un processus “de création d’une société de projet” est engagé, “l’équivalent de Sonelgaz du renouvelable”, annonce le professeur Chitour. 

“Il faut que cette société naisse. C’est une obligation. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps”, a-t-il lancé, invitant Sonelgaz et Sonatrach “à aider”. Le ministre insiste sur l’implication de Sonelgaz et de Sonatrach pour la réussite de la transition énergétique. “Si la transition énergétique a des chances de réussir en Algérie, ce sera grâce à Sonatrach et Sonelgaz”, soutient-il. M. Chitour a, également, fait savoir que son département travaille avec le ministère de l'Habitat sur un nouveau cahier des charges qui va être imposé à toutes les nouvelles constructions. 

Son application devrait intervenir en 2022. Le ministre a évoqué aussi les actions menées avec le ministère des Transports sur la locomotion pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures à travers, progressivement, la locomotion électrique. “Le monde est en train de changer rapidement. Il ne faut pas que l’Algérie devienne le dépotoir de ce qui ne marche pas en Europe”, a souligné M. Chitour qui a, par ailleurs, fait état de l’élaboration d’un modèle énergétique national. Selon le Commissariat aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique (Cerefe), les hydrocarbures restent de très loin la principale composante des ressources énergétiques primaires de l’Algérie, alors que celles renouvelables (hydraulique, solaire, biomasse…) constituent à peine 0,1%. 
La production d’électricité renouvelable connectée au réseau est estimée à 389,3 mégawatts-crête (MWc). 

Meziane Rabhi


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