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Économie / Actualités

Porté par des prévisions favorables sur la demande

Le pétrole progresse à plus de 73 dollars

© D.R

Les prix du pétrole ont poursuivi hier leur courbe ascendante, atteignant leurs plus hauts niveaux en plus de deux ans, portés par des prévisions encourageantes pour la demande d'or noir et l'absence d'avancée notable sur le dossier du nucléaire iranien. Dans la matinée, le Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 73,54 dollars le baril, en hausse de 1,02% par rapport à la clôture de vendredi, enregistrant ainsi son plus haut niveau depuis avril 2019. 

À New York, le baril de WTI pour le mois de juillet s’échangeait à 71,63 dollars le baril, gagnant 1% par rapport à la clôture de vendredi et atteignant son plus haut niveau depuis octobre 2018. Les deux principaux marqueurs du brut se sont négociés à des sommets (presque) depuis deux ans et demi. Le marché semble se concentrer entièrement sur la reprise de la demande. La demande mondiale de pétrole, qui s'était effondrée avec la crise sanitaire, semble se reprendre avec des perspectives plus qu’encourageantes. Cette hausse des prix intervient ainsi en écho à ces prévisions pour la demande d'or noir partagées vendredi par l'Agence internationale de l’énergie (AIE), qui prévoit dans son dernier rapport mensuel que la demande mondiale de pétrole devrait dépasser les niveaux d’avant la pandémie d’ici à la fin de 2022.

Selon l’AIE, la demande devrait être de 100,6 millions de barils par jour au quatrième trimestre de l’an prochain, un peu plus que le précédent pic atteint au quatrième trimestre de 2019, juste avant le début de la crise de la Covid-19. L’AIE avait, d’ailleurs, exhorté l’Opep et ses alliés, connus sous le nom d’Opep+, à augmenter leur production pour répondre à la demande croissante. Pour rappel, l’Opep+ a restreint la production pour soutenir les prix après que la pandémie a anéanti la demande en 2020, maintenant une forte conformité avec les objectifs convenus en mai. Pour les analystes du marché, ces données sont logiquement perçues comme positives par les investisseurs. Un optimisme entretenu déjà la veille (jeudi) par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qui avait partagé des prévisions pour cette année, tablant sur une accélération de la reprise de la demande pétrolière au cours du deuxième semestre. Ce contexte a également été soutenu par l’accélération des campagnes de vaccination contre la Covid-19. Le trafic de véhicules à moteur revient aux niveaux d’avant la pandémie en Amérique du Nord et dans une grande partie de l’Europe, et de plus en plus d’avions sont dans les airs. 

Au milieu de tous ces voyants au vert, le marché garde, néanmoins, à l'esprit les négociations en cours sur l'accord nucléaire entre les États-Unis et l'Iran. Une amélioration des relations entre Washington et Téhéran pourrait conduire à l'allègement des sanctions et donc à l'arrivée sur le marché d'un volume important d'or noir. 

Saïd Smati 

 


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