Économie LE CNESE MET EN AVANT L’IMPÉRATIF DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

PLAIDOYER POUR UNE POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE ACTIVE

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Youcef SALAMI Publié 14 Juillet 2021 à 22:46

Réda Tir, président du Conseil national économique, social et environnemental. © D. R.
Réda Tir, président du Conseil national économique, social et environnemental. © D. R.

Selon  le  président  du  Cnese,  l’économie  ne  peut  fonctionner  en “autarcie”, mais en “symbiose avec l’environnement”.

Des défis tels que “les changements climatiques” ou la préservation de “la biodiversité” mettent en évidence “la nécessité” d’une politique environnementale active et rénovée pour faire en sorte que “les ressources naturelles soient utilisées de manière responsable” et que “le développement économique soit soutenable à long terme”, du point de vue “environnemental” et du point de vue “social”.

“Nous devons faire converger la volonté politique des autorités et la mobilisation des acteurs socioéconomiques”, l’objectif étant de mettre à jour notre politique environnementale. C’est ce qu’a expliqué le président du Conseil national économique, social et environnemental (Cnese), Réda Tir, dans une déclaration à la presse en marge d’un séminaire sur “les politiques environnementales” organisé, hier, à Alger. 

Réda Tir a ajouté que l’environnement est une question “cruciale”, qu’il ne s’agit pas de quelque chose d’“accessoire” et que l’économie ne peut fonctionner en “autarcie”, mais en “symbiose avec l’environnement”. 

Et, de poursuivre : il faudrait que “l’administration trouve une autre façon de produire des données fiables. Grâce aux données dont nous pourrons disposer, nous pourrons avancer dans l’élaboration de nouveaux modèles ou l’adaptation de modèles existants, selon les exigences de l’environnement”. 

Par ailleurs, dans une allocution prononcée à l’occasion de cette rencontre, le président du Cnese a souligné que “nous devrons nous fixer des objectifs à moyen et long termes en matière de politiques environnementales” et que ces politiques, notamment dans les domaines du “climat” et de “la biodiversité”, devront faire l’objet “d’évaluation  annuelle”.

Il est temps, selon lui, d’œuvrer avec plus de “persévérance à la transformation des règles de l’économie, afin que les biens et services que nous tirons des écosystèmes et de la biodiversité soient pris en compte” dans la conception environnementale et écologique.

Réda Tir a estimé qu’on ne peut pas “assurer une transition écologique” adaptée, sans s’appuyer sur “des instruments réglementaires et économiques cohérents et applicables sur des innovations technologiques et sociales, sur des sources de financement multiples et sur une évaluation des progrès réalisés ( ….)”. 

Il  a, en  outre, insisté  sur  le  fait  que  “le  dialogue”  et  “l’intégration” environnementaux basés sur de “nouveaux modèles économiques et soutenus par des moyens  humains, par une  technologie de pointe et des financements adéquats” devront permettre d’impulser de la “dynamique aux nouvelles politiques environnementales”. 

Dans un document élaboré par le Cnese, résumant les principaux enjeux et sujets de préoccupation traités à l’occasion de ce séminaire, il est mentionné que “certaines politiques environnementales ont d’ores et déjà opéré des ruptures totales dans  la conception des politiques publiques et qu’elles ne sont plus perçues comme des accessoires accompagnant le développement, mais comme une matrice fondamentale de toute stratégie de développement”.

Il y est, par ailleurs, rappelé que “l’ensemble des organismes financiers internationaux et multinationaux financent de plus en plus de projets intégrant une vision globale de politique environnementale”. 

Présente à cette rencontre, Mme Samira Hamidi, membre du Cnese, a, dans un long exposé, relevé que l’Algérie a élaboré et adopté un “plan climat” et établi “les règles” devant permettre sa mise en œuvre. Elle est, par ailleurs, revenue sur l’évolution de la législation et la réglementation sous-tendant le secteur de l’environnement.       
 

Youcef SALAMI

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