Éditorial

La revendication et la méthode

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Hamid SAIDANI Publié 30 Mars 2022 à 10:23

La crise semble de plus en plus se corser entre le Cnapeste, syndicat de l’Éducation nationale, et la tutelle. Cela fait déjà un moment que le courant ne passe plus entre le département de Belabed et le partenaire social. Contrairement aux autres organisations syndicales du secteur, le Cnapeste s’est engagé dans un interminable bras de fer avec le ministère de l’Éducation, à coups de mouvements de grève répétés. Ces débrayages - bien que diversement suivis d’un établissement à un autre - à n’en plus finir, ont eu pour conséquence de perturber la scolarité de beaucoup d’élèves, mais aussi la quiétude des parents. Car en sus des arrêts de cours répététifs, le syndicat de Messaoud Boudiba a opté pour une escalade dont les conséquences sur la scolarité des élèves risquent de s’avérer désastreuses. Certes, il n’est nullement ici question de remettre en cause la légitimité des revendications posées par cette organisation syndicale. Mais sur le plan des moyens utilisés pour se faire entendre par les autorités, la question mérite d’être posée et discutée. Et pour cause. Le syndicat en question a donné instruction aux enseignants qui lui sont affiliés de boycotter la remise des notes des devoirs et des compositions aux élèves. La rétention des notes est donc devenue un moyen de pression sur la tutelle. Sauf qu’avec une telle approche, ce sontt plutôt les élèves et, par ricochet, les parents qui en pâtissent. Refuser de remettre les notes à des enfants qui ont consenti tellement d’efforts pour réussir leurs devoirs et leurs compositions, c’est prendre le risque de les perturber mentalement. 

Le Cnapeste a déjà mis à exécution, au premier trimestre, sa menace de ne pas remettre les notes aux concernés. Et il semble que les enseignants qui lui sont affiliés s’apprêteraient à faire de même à l’occasion de ce deuxième trimestre. Cette histoire de rétention des notes commence d’ailleurs à faire jaser, et les parents d’élèves, à travers leurs associations, dénoncent déjà ce qui s’apparente à une prise d’otage. N’est-ce pas qu’il est du devoir de toutes les composantes du secteur de l’éducation nationale, à commencer par le corps enseignant, de mettre les élèves dans les meilleures conditions et de veiller à la bonne marche des enseignements ?  

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

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    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

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