Éditorial

Le pétrole jusqu’à quand ?

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Abrous OUTOUDERT Publié 29 Décembre 2021 à 10:54

La Banque Mondiale vient de rendre public un “Rapport de suivi de la situation économique. Redresser l’économie algérienne après la pandémie.” Il est daté : Automne 2021.Les auteurs du rapport relèvent, comme l’a précédemment fait le gouverneur de la Banque d’Algérie, que le taux d’inflation s’est accéléré de près de 6% en une année. Le résultat est ressenti par les consommateurs qui ont vu, en mettant la main à la poche, que les biens alimentaires ont connu une augmentation. Même si cette augmentation n’est pas d’origine monétaire, elle a été ressentie par les ménages déjà fragilisés.

Les réformes structurelles profondes tracées par le président de la République, et présentées dans le programme du gouvernement en septembre dernier, arriveront-elles à endiguer la détérioration des soldes budgétaires même si une croissance du PIB est attendue à 4,1% ?
Ces résultats optimistes, en ce moment de pandémie dont on ne voit pas le bout du tunnel, on les doit au rebond de la production d’hydrocarbures et à la demande urgente de l’Europe à l’alimenter en gaz algérien pour faire face à un hiver glacial.

Le segment hors hydrocarbures s’est, en revanche, essoufflé à cause de la pandémie qui peine à financer une relance économique. Ce qui justifie, et à juste titre, les décisions de “jouer” sur des compressions des importations, touchant parfois, à des produits de base (comme la poudre de lait) ou à des intrants indispensables aux entreprises de montage. D’ailleurs, pour l’importation des voitures, le sujet est renvoyé à un énième cahier des charges. Il n’est plus dans la priorité.

Dans ce rapport de 34 pages, il est fait état de l’indice de pauvreté où notre pays a enregistré des avancées énormes entre 2013 et 2019 en matière d’éducation. Le niveau secondaire est un acquis national et le taux de mortalité est à la baisse. Pour les conditions de vie, l’Algérien vit dans un habitat décent, le véhicule est devenu une nécessité pour le travail. Le rapport relève un hic. La connectivité est à la traîne. 

 


A. O.

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  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

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    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

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