Éditorial

Le sens du devoir

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Karim KEBIR Publié 19 Janvier 2022 à 23:49

C’est un match couperet qui tient en haleine tout le pays, administrés et gouvernants : alors qu’il ne s’agit que d’un match de football, le rendez-vous des Verts, aujourd’hui, contre leurs homologues, les éléphants de Côte-d’Ivoire a les relents d’une affaire d’orgueil pour un peuple éprouvé, mais si fier de son équipe, la seule qui lui procure du bonheur en ces temps d’incertitudes. C’est pourquoi le match s’annonce palpitant et intense en émotions. 

Pourtant, l’équipe nationale, qui a plané durant trois longues années sur le football africain, suscitant l’admiration et le respect du gotha mondial de la balle ronde, n’est pas à l’abri, à Dieu ne plaise, d’un moment d’infortune. Capable d’un grand exploit, elle peut aussi quitter le tournoi par la petite porte.

Une perspective cependant que les amoureux du foot, particulièrement ceux qui vénèrent la bande à Belmadi, peinent à envisager compte tenu de la qualité des joueurs que recèle l’équipe nationale, mais aussi, il faut le dire franchement, le niveau pas très convaincant affiché par ceux que l’on présentait comme les potentiels candidats au sacre final.

Or, eu égard aux conditions dans lesquelles évolue notre onze national, conjuguées à la terrible pression qui pèse désormais sur les épaules des camarades de Mahrez, une qualification au second tour ne s’annonce pas comme une mince affaire et une balade de santé, particulièrement face à une redoutable équipe de Côte d’Ivoire. 

Mais qu’importe, à vrai dire, si nos Verts ne parviennent pas à passer l’écueil ivoirien car ils demeureront pour longtemps comme l’incarnation des valeurs dont rêvent les Algériens : détermination, sérieux et réussite. Qualifié à juste titre de “ministre du bonheur”, Djamel Belmadi incarne à lui seul le profil du responsable probe, intègre, professionnel, dévoué, aux grandes ambitions pour son pays, que les Algériens aimeraient voir dans plusieurs secteurs. Ce n’est sans doute pas sans raison qu’il est devenu l’homme le plus populaire d’Algérie, celui auquel beaucoup vouent une confiance et une admiration sans limites et qui jouit d’un soutien sans faille.

On a vu d’ailleurs l’élan de soutien auquel il a eu droit après les faux pas enregistrés lors des deux premiers matchs. C’est dire qu’on sait distinguer entre l’essentiel et l’accessoire. Même si tous caressent le rêve d’un exploit aujourd’hui, il reste qu’une éventuelle élimination n’entachera pas ce que Belmadi a imprimé dans les consciences : le sens du devoir et les critères que commande d’avoir une grande ambition pour le pays.  ■

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

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    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

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