L’Algérie profonde Bordj Bou-Arréridj

Les donneurs de sang se font encore trop rares

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Chabane BOUARISSA Publié 12 Février 2022 à 10:27

“Il y a encore une réticence que je ne pourrais expliquer”, lâche Dr Abderrazak Boubaya, responsable du centre de transfusion sanguine de Bordj Bou-Arréridj. Car, comme c'est le cas à l'échelle de la région, le nombre des prélèvements de sang au cours des collectes ne cesse de diminuer malgré des besoins toujours aussi importants. Si la tendance est remarquée depuis environ deux ans, le contexte de morosité actuelle n'arrangera pas les affaires du centre ni des associations. “La crise sanitaire n'encourage pas au don, ce qui a des conséquences directes sur la banque de sang”, note Abdelâaziz, un donneur régulier depuis plus de 30 ans. “La pandémie a fait son effet en repoussant nettement les donneurs, y compris les réguliers, dont nombre d’entre eux ou des membres de leurs familles ont contracté le coronavirus”, affirme un infirmier du clino-mobile qui sillonne la wilaya à la recherche de donneurs potentiels. 

“Avant la Covid-19, nous collections entre 30 et 40 poches par jour, aujourd’hui, nous n’en recueillons qu’une dizaine !”. “Chaque jour, nous sommes sur le terrain, et comme d’habitude, pour s’approcher du grand public, nous stationnons au niveau des points stratégiques de la ville. Tantôt à la citadelle, tantôt entre les deux marchés Boumezrag et Chérifi, au centre-ville ou dans le parking du quartier administratif”, ajoute Dr Boubaaya. “Et il est facile de constater que les gens ne se bousculent pas devant la portière”, regrette-t-il, soulignant que “la situation n’est pas plus brillante au niveau du Centre de transfusion sanguine (CTS) de l’hôpital où l’on accueille un à deux donneurs par jour. 

C’est trop peu”. “Nous ne cessons de rassurer les citoyens quant aux mesures de sécurité que nous faisons constamment respecter, à savoir la distanciation, le port de la bavette et l’usage du gel hydroalcoolique, d’autant que le centre est séparé de l’EPH et donnant sur une sortie qui lui est propre”, rappelle notre interlocuteur. Le CTS enregistrait avant la pandémie de Covid-19 et durant un semestre l’affluence de quelque 3000 donneurs, dont 2000 réguliers. 

“Même si nous avons la quantité, juste suffisante pour approvisionner les EPH et cliniques privées et publiques de la wilaya et même les wilayas limitrophes de Béjaïa, Sétif et M’sila, maintenant, nous essayons de rattraper le manque en recourant au clino-mobile”, poursuit-il en rassurant que toutes les précautions sont prises pour protéger les donneurs et le personnel mobilisé pour récolter le sang. 

 


Chabane BOUARISSA

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