Les résidents de la cité Sonelgaz de Ben Aknoun Les Oliviers vivent, depuis quelques jours, sous une grande pression. Pour cause : la décision de Sonelgaz qui vise à les expulser des logements qu’ils occupent depuis plusieurs années. Ainsi, les quelque 300 familles de ladite cité sont sommées de signer un contrat de location, tacitement renouvelable chaque année, pour pouvoir y résider, alors que le principe de cession desdits logements a été consacré par le groupe Sonelgaz et consigné dans le p.-v. de la réunion du comité exécutif du 11 juin 2005, qui avait fixé les conditions et les modalités de cession. Selon les représentants de l’association L’Arc qui ont pris attache hier avec Liberté, ces familles réclament “la cession de ces logements à leurs bénéficiaires” et demandent au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, d’intervenir, pour cesser ces formes de pression sur leur intégrité familiale, d’une part, et régulariser leur situation, d’autre part. Selon nos interlocuteurs, “ces logements étaient initialement destinés à être cédés à leurs bénéficiaires, comme cela avait été le cas dans les autres cités, où toutes les familles ont été régularisées”. Tout en déplorant la remise en cause des résolutions du conseil d’administration et de l’assemblée générale de l’entreprise, ces habitants soupçonnent des “convoitises”. À noter que les familles de la cité Sonelgaz de Sétif ont également interpellé le chef de l’État sur une situation similaire.