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Des députés critiquent le Plan d’action du gouvernement

“Ce projet manque d’objectifs”

© Yahia Magha/Liberté

Les députés de l’Assemblée populaire nationale qui ont choisi d’intervenir dans le débat sur le plan d’action du gouvernement semblent avoir choisi une seule voie pour interpeller l’Exécutif : focaliser leurs interventions sur les questions sociales et économiques en évitant de s’aventurer sur le terrain politique.

Au deuxième jour des débats sur le projet du plan d’action du gouvernement, les parlementaires ont axé leurs interventions plus sur la forme que sur le fond. Ainsi, le député d’El-Bina, Ahmed Bellaâlam, a reproché au Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, “l’absence de projections” et d’objectifs chiffrés. 

“On aurait aimé voir ce projet complété par des objectifs chiffrés et des délais précis”, a-t-il dit. Plus critique, le député indépendant Khalifa Benabed estime que “les litanies doivent avoir un sens concret”. “C’est beau de promettre, mais il faut aussi appliquer sur le terrain les projets”, dit-il avant d’accuser le gouvernement de “manquer de planification et de prospective”. “Ce plan ne peut pas être crédible s’il ne démarre pas d’un vrai diagnostic de la situation dans le pays”, a indiqué, pour sa part, Khadidja Belkadi, élue du Mouvement de la société pour la paix (MSP). Et ce diagnostic indique, selon elle, que “le peuple s’appauvrit”. 

Or, “comment pouvez-vous mettre fin à cette situation seulement avec des mots creux et des promesses ?”, s’est-elle interrogée tout en rappelant que ce plan du gouvernement “n’a aucun objectif clair et ne contient pas de mécanismes précis pour son application. Ce sont donc des généralités”, relève-t-elle. Comme beaucoup d’autres intervenants, elle a rappelé que les fonctionnaires “s’appauvrissent” devant une flambée des prix sur le marché.

Autre angle de tir : les députés ont focalisé leurs remarques sur des problèmes de développement local et d’absence d’infrastructures de santé dans les zones enclavées, notamment dans le sud du pays. Iblila Afif, député MSP d’Adrar, a, dans ce cadre, plaidé pour le développement d’une “santé de proximité” en appelant à la multiplication de la construction de centres de santé et leur dotation en ambulances “adaptées” au relief saharien. Pour Brahim Hadj-Henni, député indépendant de Chlef, “le secteur de la santé est malade”. 

Il relève l’absence d’un système de “management” des hôpitaux et critique l’absence d’incitations “pour les médecins spécialistes” qui “fuient le secteur public”. Comme beaucoup de ses camarades, il rappelle que beaucoup d’hôpitaux sont “construits en préfabriqué”. C’est le cas de ceux de la wilaya de Chlef qui remontent au séisme de 1980. Plus grave encore, le député de Jijel, Yazid Benhamouda du groupe des indépendants, rappelle que sa wilaya ne “dispose que de trois hôpitaux pour une population estimée à un million d’habitants”. 

Il réclame le dégel des projets d’infrastructures hospitalières prévues dans les daïras de Taher, Chekfa et El-Anceur. Pour sa part, le député d’El-Moustakbal de la wilaya d’Illizi, Mohamed Hannouni, rappelle que sa wilaya est dépourvue de centres de santé de qualité. Il réclame la construction de cliniques. “Il faut un CHU” pour la wilaya d’Aïn Defla, interpelle également Kamel Laouissat, élu de cette wilaya sur une liste indépendante.

 


Ali Boukhlef


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