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PÉTROLE

L'ALGÉRIE APPELÉE À CONSOLIDER SES CAPACITÉS DE PRODUCTION

© D. R.

Des   experts  en  énergie  ont  mis  en  avant  l'impératif   pour   l'Algérie d'accélérer ses efforts visant à consolider ses capacités de production de pétrole dans le sillage des démarches des pays producteurs Opep et non-Opep d'augmenter leurs parts de marché.

Commentant les conclusions de la 19e Réunion ministérielle de l'alliance Opep+, des experts ont souligné que les discussions autour de la révision de la production de référence ont montré clairement l'importance d'une hausse des investissements pétroliers en Algérie pour pouvoir augmenter les capacités de production nationale.

Estimant que les pays de l'Opep+ sont parvenus à “un minimum de consensus” en permettant à certains pays d'augmenter leurs quotas de production, l'expert Mustapha Mekideche qualifie l'accord, en dépit de son importance, de “fragile” dans le contexte des démarches de plusieurs pays en vue d'augmenter la cadence de leur production.

Face à ce constat, il préconise le retour de l'Algérie à une politique pétrolière “plus efficiente” à travers l'augmentation de ses capacités de production et la consolidation de l'investissement étranger dans le domaine des hydrocarbures, parallèlement au développement des énergies renouvelables.

Aller vers le développement des énergies renouvelables n'est pas en contradiction avec la consolidation des capacités de production des hydrocarbures, qui restent une source capitale dans la réalisation de la sécurité énergétique et un facteur déterminant pour les politiques économiques des pays, a expliqué M. Mekideche.

Pour cet expert, les dispositions prises par plusieurs institutions, organisations et États contre l'investissement dans le domaine des hydrocarbures sous le couvert de la protection de l'environnement et la diminution des émanations des gaz à effet de serre “pénalisent” les économies de l'Afrique, nullement responsable du réchauffement climatique.

“La limitation de l'investissement dans le domaine des hydrocarbures en Afrique entraînera inéluctablement un déséquilibre et un déficit conséquents dans la couverture de la demande mondiale”, a-t-il ajouté. De son côté, l'expert économique, Slimane Nacer, a considéré que les consultations engagées au sein de l'alliance Opep+ avaient été dominées par la défense des intérêts individuels.

Les pays de l'Opep+ envisagent d'augmenter progressivement leur production de 400 000 MBJ/mois jusqu'à l’absorption du volume de réduction volontaire de 5,8 mbj d'ici à septembre 2022, “d'où la volonté de certains pays de saisir cette opportunité pour augmenter leur part de marché”, a-t-il dit. 
 

APS


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