Culture Cinéma

“Je me suis mordu la langue” primé aux Émirats

  • Placeholder

APS Publié 05 Décembre 2021 à 20:08

© D. R.
© D. R.

Le court métrage documentaire Je me suis mordu la langue, dernière œuvre de la réalisatrice franco-algérienne Nina Khada, a décroché récemment une “mention spéciale honorable” du jury de la 4e Plateforme des films de Sharjah (Émirats arabes unis), annoncent les organisateurs. 

Sorti en 2020, ce documentaire d’une durée de 25 minutes traite d’une quête identitaire qui relate l’histoire d’une jeune Algérienne, ayant vécu toute sa vie en France, qui dit avoir perdu la langue de sa grand-mère et n’arrive pas à s’exprimer en arabe dialectal.

S’accrochant à de lointains souvenirs de ses grands-parents et de leur langue dialectale, elle prend les rues de Tunis comme substitut du pays de ses ancêtres pour tenter d’y retrouver une part de son identité et parle de son problème aux passants qu’elle filme : une vieille dame lui recommande de retourner en Algérie, lui disant qu’une langue, ça ne s’oublie pas.

Des enfants lui conseillent de parler aux gens dans la rue pour la réapprendre, alors que d’autres lui suggèrent plus simplement de chanter.

Au détour de chacune de ses rencontres, Nina Khada propose des plans urbains nocturnes intéressants des quartiers populaires de la capitale tunisienne et pose parfois sa voix pour se confier le long d’un voyage en train de nuit dans la banlieue ou en bord de mer.

Je me suis mordu la langue a déjà pris part à une quinzaine d’événements cinématographiques internationaux, en plus d’avoir décroché, en octobre dernier, le “Poulain d’argent du court-métrage documentaire” du 27e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Fondé en 2018, le Sharjah Film Platform (SFP) est un festival annuel organisé par la Sharjah Art Foundation pour promouvoir les productions de jeunes cinéastes et développer l’industrie cinématographique locale. 
 

APS

 

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

    • Placeholder

    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

  • Chroniques DROIT DE REGARD Trajectoire d’un chroniqueur en… Liberté

    Pour cette édition de clôture, il m’a été demandé de revenir sur ma carrière de chroniqueur dans ce quotidien.

    • Placeholder

    Mustapha HAMMOUCHE Publié 14 Avril 2022 à 12:00