Culture COLLOQUE NATIONAL SUR LA LITTÉRATURE FÉMININE À AÏN TÉMOUCHENT

La littérature féminine se cherche une place

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M. LARADJ Publié 07 Mars 2021 à 22:59

© D.R.
© D.R.

Les spécialistes et critiques littéraires n’ont de cesse qu’ils s’interrogent sur l’existence d’une littérature destinée à la gent féminine et une autre réservée au sexe fort. Mais au-delà de cette “controverse” usant d’un doux euphémisme, certains se sont mis d’accord pour confirmer que la littérature féminine existe bel et bien, dans la mesure où, en plus de l’écrivaine, la romancière, la poétesse qui sont considérées comme des littéraires féminines, les hommes qui écrivent pour les femmes le sont tout autant. 

C’est ce qu’ont tenté d’expliquer les nombreuses “femmes de lettres” invitées à participer à la 1re édition du Colloque national sur la littérature féminine, organisée en coordination avec l'université Belhadj-Bouchaïb sous le slogan “Mon expérience dans mon écriture”, dont les travaux se déroulent du 6 au 8 mars à la maison de la culture Aïssa-Messaoudi.

Dans son allocution d’ouverture, Ahmed Mouadaâ, directeur de la culture de la wilaya de Aïn Témouchent, a saisi cette occasion pour louer le travail de la femme algérienne qui tente de se frayer un chemin dans l’espace littéraire national, régional, du monde arabe et sur le plan international. La cérémonie d’ouverture s’est limitée à des interventions de quelques poétesses avec la présentation des participantes parmi les femmes de lettres, à l’exemple de Nacéra Fortas, auteure du roman La fille de son père, et qui n’a pas manqué de donner son point de vue sur l’écriture en général et sur la réalité de l’écriture féminine en Algérie. Selon elle, nous sommes tous de potentiels écrivains, et l’écrivaine parle de son vécu.

Sauf qu’il faudra avoir un certain amour pour l’écriture. Selon Fortas, “en Algérie, on ne produit pas malheureusement. Alors, comment critiquer s’il n’y a rien ? Et puis, tous ces prix qu’on veut instituer, à l’image du prix Mohamed-Dib, à qui va-t-on les donner s’il n’y a pas de production ?”. “Chez nous, il n’y a pas un statut de critique littéraire à qui est dévolu le rôle de décerner les prix”, a-t-elle indiqué. La séance de l’après-midi était consacrée à une intervention de Leïla Boumedène de l’Université de Bouzeréah (Alger) sur le roman. Hier, c’était au tour de Dr Mouna Belkheir, de l’Université de Annaba, de présenter sa communication sur la lecture critique. Au terme des débats, des déclamations poétiques étaient programmées, ainsi qu’une vente-dédicace. 

M. LARADJ 

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