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Culture / Culture

Parution de “Zelda” de l’autrice Meriem Guemache

Une romance à l’italienne

© D.R.

La romancière fait voyager le lecteur en Sicile, plus précisément à Palerme, où il pourra découvrir ses rues, ses musées, son patrimoine et sa culture. Ainsi qu’une belle histoire d’amour entre une Algéroise au tempérament de feu et un Italien…

“La vie, c’est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber”, disait Tom Hanks dans le film Forrest Gump (USA, 1994). Et cette citation devenue culte, nous la retrouvons dans l’histoire d’une jeune femme algéroise qui, par la force des choses, finit par tomber sur le bon chocolat, et non pas des moindres : sur celui au goût des fruits de la passion et de l’amour. En effet, dans son premier roman Zelda (éditions Casbah), l’autrice Meriem Guemache nous embarque dans un voyage gratuit en Sicile, plus précisément à Palerme, où nous découvrons ses rues, ses musées, son patrimoine et sa culture. Avant d’entamer ce séjour italien, le lecteur fait connaissance avec son guide Zelda, divorcée et maman de Yanis âgé de 11 ans. À l’approche de la quarantaine, la journaliste redoute une chose : de finir sa vie toute seule ! Après un mariage chaotique et des rendez-vous sans lendemain, cela n’empêche nullement cette femme de caractère d’avancer dans sa vie professionnelle.

Exerçant dans le magazine électronique Évasion, elle sillonne le monde pour réaliser des reportages sur les vestiges des pays qu’elle visite. D’ailleurs, une mission chamboulera sa destinée et lui fera tourner la tête dans le pays de la botte. Une fois en Sicile, “la plus Algérienne des Palermitaines” découvre les premières “images” de la ville, où des bâtiments modernes côtoient d’anciennes façades, et nous fait “visiter” notamment le boulevard de Roma, la cathédrale de Palermo, le Teatro Massimo ou encore le palais des Normands. “Une ville qui ressemble beaucoup à la capitale algérienne.” Autre similitude avec Alger : “Les Italiens sont aussi nerveux que les Algériens.” Et quand nous évoquons les Italiens, cela suggère également qu’ils sont des beaux parleurs, des séducteurs, et Zelda aura un aperçu à travers une rencontre inattendue avec le charmant Lorenzo, un bel homme à l’accent irrésistible.

À partir de cette rencontre, l’histoire de Zelda prend une autre tournure, car l’amour vient enfin de frapper à sa porte… Raconté de la sorte, cela donne l’impression d’être un roman à l’eau de rose, mais loin de là ! Écrit dans un style frais et appuyé par une dose d’humour, l’autrice tient le lecteur accroché au récit jusqu’à la dernière page. Dans ce roman agrémenté d’expressions typiquement algériennes et même italiennes, Meriem Guemache nous introduit dans l’intimité d’une famille, dans laquelle chacun de nous peut retrouver une mère, une sœur, un mari ou une amie. À ce propos, elle questionne sur la place de la femme en Algérie, et ce, sans tomber dans les clichés ou le discours moralisateur. Ses divers personnages réunis dessinent notre société : Zelda, la femme émancipée, sa sœur Lila, une femme au foyer ayant abandonné ses études pour le mariage, ou alors Aïcha, la maman conservatrice.

Les hommes sont secondaires mais tiennent une grande place dans le roman, à l’instar de l’ex-mari infidèle, Adel, le prédateur sur les réseaux sociaux, et bien sûr Lorenzo au passé énigmatique. D’autres thèmes traversent ce livre, comme la religion, le vivre-ensemble et la tolérance, ainsi que l’homosexualité, un sujet qui demeure toujours tabou dans notre société. Zelda (dont le prénom fait référence à la romancière américaine Zelda Fitzgerald) offre un bon moment d’évasion entre Palerme, Alger et Tipaza et des histoires d’amour qui ne “finissent pas… mal en général”. Pour rappel, Meriem Guemache est journaliste culturelle à la radio –nous retrouvons ses influences cinématographiques, musicales et littéraires tout au long des pages – et a publié son premier ouvrage jeunesse, Lotfi à la Casbah d’Alger (éditions Casbah), en 2017. Elle enchaînera chez le même éditeur avec Lotfi au Palais de Khedaoudj, ainsi qu’avec un recueil de nouvelles, La Demoiselle du métro, et dernièrement Un jour tu comprendras (une biographie romancée de Fadhma Ath Mansour).

H. M.
Zelda, roman de Meriem Guemache, éditions Casbah, 2021, 238 pages, 850 DA.   


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