Économie ALI BEY NASRI, PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION NATIONALE DES EXPORTATEURS ALGÉRIENS

“LA BANQUE D’ALGÉRIE NE PREND PAS EN CHARGETOUTES NOS PROPOSITIONS”

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Badreddine KHRIS Publié 01 Août 2021 à 22:22

© D. R.
© D. R.

Liberté : Les prévisions vont-elles dans les sens d’une concrétisation de l’objectif de 4 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures fixé pour l’exercice 2021 ?  
Ali Bey Nasri : Le montant des exportations hors hydrocarbures attendu pour la fin de l’année 2021 avoisinera les 3,8 milliards de dollars. Ce qui n’est pas loin de l’objectif tracé par le président de la République. Des produits réaliseront de belles performances à l’export. Je peux citer l’exemple des exportations du ciment qui vont connaître un accroissement de 1,9 million de tonnes en 2020 à 5 millions de tonnes en 2021.
Celles du sucre augmenteront de 800 000 tonnes à 1,2 million de tonnes alors que les dérivés des hydrocarbures dont les huiles et les fertilisants avoisineront les 450 millions de dollars quoique ces produits dépendent des cours mondiaux du Brent. Cela dit, le groupe Cevital à lui seul compte exporter, pour une valeur avoisinant les 500 millions de dollars, du sucre, du verre plat et des produits électroménagers. 

Avec la mise en  application  des  nouvelles instructions de la Banque d’Algérie accordant plus de facilités aux exportateurs, l’acte d’exporter devient-il moins complexe ?
La nouvelle instruction de la Banque d’Algérie ne prend pas en charge la majorité des propositions formulées par l’Anexal et transmises dans le cadre du projet de la stratégie nationale des exportations (SNE) surtout dans la partie qui concerne l’internationalisation des entreprises algériennes qui devient une obligation et non plus un choix. 
Les contraintes bloquant les exportateurs persistent toujours...
Oui. Outre les dispositions contraignantes de la réglementation des changes, des problèmes ayant trait à la logistique, au transport, au financement des exportations freinent encore l’élan des exportateurs. Par exemple, il n’existe pas de ligne de financement spécifique à taux bonifié au profit des exportateurs.      

L’Afrique est-il le marché à cibler en priorité pour l’exportation des produits algériens ? 
L’on attend beaucoup de l’entrée en vigueur de la zone africaine de libre-échange (Zlecaf). L’ouverture des poste frontaliers au Niger et en Libye et la mise en place de zones logistiques sur ces lieux constituent d’ores et déjà un soutien puissant aux exportateurs algériens.
 

Propos recueillis par : B. K.

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