Éditorial

Histoires...

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Djilali BENYOUB Publié 20 Janvier 2021 à 22:12

Malgré les petits pas vers “l’apaisement”, pour reprendre le terme consacré dans les relations algéro-françaises souvent rattrapées par la question mémorielle qui les mine et les régule, parce que parfois, à dessein, convoquée par Paris ou Alger pour des besoins de consommation politique locale, elles continuent de souffrir d’une approche subjective. 
Est-ce toujours le cas aujourd’hui ? Il est loin le temps des déclarations incendiaires, mais, sans aucun doute, suspectes d’un Bernard Kouchner ou d’un Mohamed-Cherif Abbas ne laissant aucune chance à l’opportunité d’une réconciliation entre les deux pays. Chacun allant de sa version de cette page d’histoire commune ou de ses “histoires”. La démarcation du président français des lectures nostalgiques de cette relation bilatérale s’est heurtée, elle aussi, comme les intentions de son prédécesseur franchement acquis à l’idée de transcender “ce conflit” historique de la mémoire, aux résistances des réfractaires à une avancée positive dans les rapports entre une Algérie décolonisée et une France qui se débarrasse de son image d’inhumain empire. 
Par delà ces contingences, les propositions “pratiques” pour régler cette question de mémoire qui devrait naturellement rendre orphelins les rentiers de l’histoire et les nostalgiques des épisodes anciens de leur vie, l’on ne peut perdre de vue la nécessité, pour utiliser une terminologie familière, de balayer devant sa porte. Et de mettre fin à l’usage vulgairement commercial de l’histoire qui ressemble souvent à un abus de faiblesse qui s’articule autour d’arguments faussement patriotiques. Ce qui d’ailleurs donne “une mémoire” à versions multiples, qui ont inspiré chez Kateb Yacine l’assertion Les histoires d’Algérie, qui se passe de tout commentaire, en l’absence d’une histoire officielle dont l’écriture se révèle comme une œuvre impossible. 
Et en attendant de dépassionner cette tumultueuse relation, on peut d’ores et déjà compter sur l’espoir d’une éclaircie dans le sens d’un véritable apaisement. Si ce n’est pas trop demander ?

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

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    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

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