Reportage D’IGREB À ATH YENNI, SUR LES TRACES DES CHAMPS BRÛLÉS

“Nous n’irons pas cueillir les olives”

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Karim BENAMAR Publié 23 Novembre 2021 à 23:07

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Au village d’Igreb en ce novembre pluvieux, femmes et hommes n’emprunteront pas cette année les chemins escarpés qui mènent vers leurs champs d’oliviers, eux qui ont toujours entretenu un lien quasi mystique avec cet arbre-symbole. Ils ne feront pas la cueillette. De leurs champs, il ne reste que des troncs noircis. 

Le visage sinistre et le regard vague et attristé, Madjid, près de la cinquantaine et père de deux enfants, ne sait plus où donner de la tête. Sur la crête de son village dominant de vastes massifs forestiers funèbres et sans vie, il lâche d’une voix remplie de désolation : “Regardez, montre-t-il du doigt. Tout a été réduit en cendres. J’ai tout perdu dans ces maudits incendies de l’été dernier. Depuis, rien n’a plus de sens pour moi. Et de mon temps, je ne sais qu’en faire.” Lui qui passait ses journées à cultiver ses champs, à Igreb, ce village martyrisé d’Illoula Oumalou, en Haute-Kabylie, aujourd'hui, il ne fait que compter les heures, errant, hagard, dans son village peuplé de près 700 âmes. 

“Je suis incapable de remettre les pieds dans mon oliveraie toute calcinée”, confie-t-il, la voix brisée. Ce mardi du 10 août, se rappelle-t-il, tout a basculé dans son paisible village, lorsque les gigantesques flammes des feux de forêt avaient réduit en cendres le couvert végétal de toute la région emportant sur leur passage les oliviers de Madjid : plus de deux cents. Rencontré ce mercredi 18 novembre, trois mois, jour pour jour, après le funeste été dernier, il avoue ne pas se remettre encore de son traumatisme. “À Igreb, personne ne peut oublier le drame”, confesse-t-il. En plus de perdre ses oliviers, hérités de ses parents, une partie de son cheptel a été décimée par ces incendies dont les stigmates sont encore visibles autour de toutes les habitations de ce petit hameau de montagne, réputé pour donner l’une des meilleures huiles d’olive de la Kabylie. Comme pour Madjid, ici, à Igreb, chez ces villageois qui entretiennent un lien sacré et quasi mystique à la terre, à la faune et surtout aux oliviers, la stupeur est encore vive, cent jours après ce désastre qui a jeté cette bourgade, perchée à plus de 700 mètres d’altitude, dans la tourmente. “Je vivais de la terre. Je ne sais faire que cela : travailler la terre. J’aimais prendre soin de mes oliviers, dont certains sont plusieurs fois centenaires, et consacrer mon temps à la taille pour les guider dans leur croissance ou encore dépouiller le sol de ses mauvaises herbes. Cela me prenait, certes, beaucoup de mon temps, mais j’en étais heureux. Et puis je me nourrissais”, raconte-t-il, nostalgique. Sous un épais brouillard, en cet automne particulièrement pluvieux, Igreb, à une cinquantaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou, semble comme figé dans le temps. Loin du stress et du vacarme des grandes villes, il règne ici un silence religieux, presque réparateur. Les petites venelles qui traversent le village sont propres et le seuil des maisons fleuri et décoré avec des arbustes locaux. Un univers qui fait corps avec les collines qui tutoient les cimes. Mais derrière cette carte postale, il se cache une profonde blessure que rien ne semble adoucir aujourd’hui. Les feux de forêt, passés par là, emportant cinq personnes, parmi lesquels des étudiants, ont comme installé le village dans un malheur collectif. 

La Fête de l’olivier gâchée
“À cette période de l’année, vous n’auriez trouvé presque personne ici. Ou alors à peine auriez-vous croisé les plus vieux du village”, nous lance Nassima. “En automne, tout le monde est normalement dans les champs, occupé à cueillir les olives”, ajoute la jeune femme, la trentaine consommée. Devant la porte d’une pièce de sa maison, aménagée en salle de cours, et qui donne sur la route principale du village, elle scrute l’heure dans son téléphone portable, avant l’arrivée des enfants qui viennent chez-elle suivre des cours de soutien scolaire. En attendant, elle explique qu’en raison des feux de l’été dernier, “personne ne quitte plus le village, ou presque”. Une femme, Malika, en robe kabyle, la tête enveloppée dans un foulard chatoyant, sort d’une petite ruelle, accompagnée de sa fille, la première arrivée devant l’“école” de soutien scolaire tenue par Nassima. Elle se joint à la discussion en se rappelant, nostalgique, qu’“en cette période de l’année, avec la cueillette des olives, le village était en fête”. Ainsi, ajoute-t-elle, “femmes, hommes, jeunes et moins jeunes, quittent dès les premières lueurs du jour leurs maisons et partent aux champs pour la cueillette des olives qui commencent à mûrir dès la fin octobre”. Un rendez-vous festif et fécond perpétué, sans doute, depuis des temps immémoriaux. Mais, se désole, Malika, “la fête est gâchée cette année. Rien n’est plus comme avant. Presque aucun arbre n’a survécu à ces flammes sorties de l’enfer, l’été dernier. Nous n’avons rien à faire dans ces champs dévastés et sans vie”. 

À l’Est, jusqu’aux frontières de la Soummam, à l’Ouest, vers Tizi Ouzou, les flammes ont en effet tout emporté sur leur passage, il y a de cela trois mois. Des centaines d’hectares, peuplés principalement d’oliviers, ne sont désormais qu’un amas de cendres. À vocation rurale par excellence, la région d’Illoula Oumalou a perdu une grande partie de ses richesses. Beaucoup, parmi les paysans, se sont retrouvés depuis sans emploi et sans ressources. “J’avais trois cents oliviers que j’entretenais avec mes deux frères et quelques employés saisonniers. Nous comptions également une cinquantaine de têtes de brebis. Nous vivions principalement de la terre. Nous avons tout perdu. À peine si nous élevons aujourd’hui une dizaine de brebis, sauvées in extremis des incendies de l’été dernier”, s’attriste Malek, la cinquantaine, père de quatre enfants. Pour subvenir aux besoins de sa famille, ce paysan travaille depuis un mois dans un garage de mécanique. “J’ai un ancien diplôme qui n’a jamais servi jusque-là. Je ne pensais pas un jour qu’il me sera utile. Mais voilà, aujourd’hui, il me permet de gagner quelques sous, en attendant des jours meilleurs”, espère-t-il. À côté de Malek, un vieux du village, Slimane, septuagénaire, implore la clémence de Dieu pour ne plus revivre le cauchemar de cet été. “De toute ma vie, je n’ai vu des feux pareils. Chaque été, des incendies se déclarent dans la région, mais ils sont vite maîtrisés. Mais le mois d’août dernier, c’est une malédiction qui nous s’abattue sur nous”, lâche-t-il, tristement. Devant ces propos, Malek semble un peu contrarié. Pour lui, si les feux de foret sont, ici, habituellement d’origine naturelle, un phénomène amplifié, précise-t-il, par des chaleurs extrêmes, les hommes sont aussi responsables de ce désastre sans nom. “Nous avons aussi une grande part de responsabilité Âami Slimane”, affirme-t-il, en s’adressant à un septuagénaire. Il explique : “Nous avons abandonné nos champs. Les villageois ne débroussaillent plus leurs terrains et leurs espaces devant les maisons en contact direct avec le maquis, ce qui favorise la propagation des feux.” À cela s’ajoute, poursuit-il, “la négligence des citoyens qui jettent leurs déchets, en tous genres, dans la nature”. 

Le chemin vers Ath Yenni
À midi passé, nous quittons le village d’Igreb pour nous rendre à Ath Yenni, haut lieu de l’artisanat berbère, terre des Mammeri, Arkoun et Idir. Cette “colline oubliée”, elle aussi, a été durement touchée par les feux de forêt. Sur la RN9 que nous empruntons, le couvert végétal reverdit peu à peu, à la faveur des dernières pluies. Des agents de nettoyage de la Direction des travaux publics (DTP), dépendant de la commune de Bouzguène, s’emploient à ramasser détritus, déchets en plastique et bouteilles vides qui jonchent le bord des routes. Quand les flammes ont consumé tout le couvert végétal, des cannettes en aluminium et des bouteilles d’alcool en verre sont apparues comme pour nous rappeler toute l’incivilité des citoyens peu scrupuleux. “C’est un immense dépotoir à ciel ouvert”, lance un des employés de la DTP.  Son collègue enchaîne, triste : “Les feux sont passés par là et ont mis à nu toutes nos tares.” Près d’un mois que cette équipe s’emploie à nettoyer le bord des routes. “Et ce n’est pas fini”, précise l’un d’eux. En fait, “ça ne sera jamais fini”, relève un autre en faisant savoir que souvent, “après avoir nettoyé, sur des kilomètres, les accotements de la route, tous les déchets reviennent le lendemain en raison de l’insouciance des automobilistes qui jettent des saletés de tout genre dans la nature”. Ces routes, jonchées de déchets, s’étendront sur des dizaines de kilomètres. Sur la route d’Ath Yenni, en logeant la rivière de Takhoukhth qui alimente le barrage de Taksebt, au spectacle désolé de la nature, consumée par les feux de forêt, s’ajoutent ces images insoutenables d’une agression du patrimoine végétal par l’homme.

“Anebdu Aberkan”
Au lycée Si Hassan-Outaleb, à Ath Yenni, la question de l’environnement est au cœur des préoccupations. Les derniers feux de forêt, particulièrement violents ici, ont comme éveillé les consciences de ces élèves qui disent faire de la question écologique une priorité. Imène, 17 ans, ou encore Amar, 18 ans, tous les deux en  terminale scientifique, espèrent que le désastre de l’été dernier sera une occasion de se remettre en cause et de “changer notre rapport à la nature”, dit Imène, qui a bien voulu nous accueillir, avec ses camarades dans sa salle de cours. Elle révèle ne pas supporter “tous ces paysages dévastés par les flammes, les arbres calcinés et les animaux qui ont déserté les forêts qui entourent son village”. En se rappelant ces jours vécus comme dans un enfer, et toutes les victimes ayant péri ce mois d’août, Imène ne résiste pas à l’émotion, elle craque et éclate en sanglots. “Ce qui me fait le plus de peine, c’est ce sentiment d’impuissance. Ne nous pouvions rien faire contre ces flammes. Nous n’avons pas pu sauver ces quatre personnes qui ont péri dans les flammes”, affirme-t-elle, impuissante. Sa camarade, assise à la même table, dit, quant à elle, se sentir étouffée. “Tout ce couvert végétal, ces milliers d’oliviers et arbres partis en fumée en quelques heures rendent la respiration difficile. Je ne sais pas si c’est juste une impression, mais pour moi, en tout cas, l’air manque”, dit-elle, non sans peine. Le traumatisme, ici, comme à Igreb ou encore à Ikhelidjen durement frappés par les incendies, est encore pesant. Les lycéens, rencontrés cette après-midi du 18 novembre, racontent, bouleversés, ce qui s’est passé les 10 et 11 août. Une feuille à la main, Imène nous invite à lire sa dissertation dont la copie a été rendue par son professeur de tamazight aujourd’hui même. “Il nous a demandé, la semaine passée, de faire une production écrite sur les feux de forêt”, explique-t-elle. “Anebdu aberkan” (l’été noir) littéralement. C’est le titre de sa dissertation. D’autres camarades se souviennent de l’image qui a bouleversé toute la région, celle de Lyasmine (26 ans) brûlée vive en tentant de sauver ses voisines des flammes. Un tragique épisode raconté par ces lycéens comme pour rendre hommage à cette héroïne ordinaire. Pour le professeur, Saâda Souhil, la quarantaine, ce travail demandé aux élèves “leur permettra de mettre les mots sur les maux”. “C’est important pour nos jeunes lycéens. En racontant, chacun à sa manière, comment il a vécu ces feux de forêt, ils évacuent, un tant soit peu, leur douleur et soulagent leur mémoire”, dit-il. Une thérapie collective. Le professeur de tamazight n’a pas de doute. “Il faut verbaliser et écrire. Garder le traumatisme enfoui finira par ronger de l’intérieur”, explique-t-il. 
Dans leurs travaux de production écrite, en plus de décrire le cataclysme qui a frappé Ath Yenni, les lycéens, relève leur professeur avec beaucoup de surprise, ont mis le doigt sur l’intérêt et l’urgence de changer radicalement notre rapport à la nature. “Beaucoup m’ont agréablement surpris par leur conscience écologique si j’ose dire.” Dans leurs copies, ces adolescents ont proposé des réflexions sur la nécessité de porter un autre regard sur la nature et de cesser “l’agression de l’homme contre l’environnement”, se réjouit l’enseignant. “Ils sont tout à fait conscients de cet enjeu. Certains ont même proposé des campagnes de sensibilisation à travers nos villages pour, par exemple, inciter les villageois à entretenir leur terrain, débroussailler devant les habitations et nettoyer les oliveraies”, ajoute Saâda Souhil, convaincue que ces jeunes lycéens sauront prendre soin de leur environnement immédiat et donner à l’écologie une place centrale dans le futur. Si les traumatismes sont encore vifs et les blessures pas encore totalement pansées, trois mois après le désastre causé par ces incendies, avec un bilan des plus macabres (une centaine de personnes ont perdu la vie), il n’y a aucun doute que Larbâa Nath Irathen, Illoula Oumalou ou encore Ath Yenni sauront se relever et renaître de leurs cendres comme ces bourgeons qui éclosent déjà dans les massifs forestiers de la Kabylie. 


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Realisé par : Karim BENAMAR

 

TRIBUNE
EN ALGÉRIE UNE GESTION DURABLE DES FORÊTS PEUT RÉDUIRE LES RISQUES D’INCENDIE (*)

Par : Andrea Kutter : spécialiste principale en gestion des ressources naturelles
KARIMA BEN BIH : spécialiste de la gestion du risque de catastrophe
SANDRINE JAUFFRET : spécialiste principale en gestion des ressources naturelles

L’été dernier, nous avons vu des images d’incendies ravageant l’Algérie et d’autres pays du bassin méditerranéen, détruisant des massifs forestiers, semant la mort, engloutissant des propriétés sous les flammes et causant une perte d’actifs économiques de plusieurs millions de dollars. Les fondements des écosystèmes sont fragilisés. L’année 2021 est-elle la pire que nous connaîtrons en matière d’incendies ?

Grâce aux nouvelles technologies, nous pouvons mieux prévoir les incendies, tout en les surveillant. Les données montrent que ces dernières décennies la planète a brûlé avec une intensité accrue. Les changements climatiques exacerbent la menace : face à la hausse des températures et à l’évolution du régime des précipitations, l’équation se complexifie. À titre de perspective, un livre blanc de l’administration sur l’impact des changements climatiques en Algérie montre que, bien que les forêts et les arbres couvrent moins de 1% de la masse terrestre du pays, les feux de forêt constituent l’une des trois plus grandes menaces pour la vie, la propriété et l’activité économique. Entre 2010 et 2019, l’Algérie a recensé près de 3 000 incendies qui dévastent chaque année l’équivalent de quelque 30 000 terrains de football. Les pertes annuelles d’actifs atteignent le chiffre vertigineux de 1,5 milliard de dinars algériens (11 millions de dollars) ; en 2020, les indemnités versées aux sinistrés se sont montées à 600 millions de dinars (4,4 millions de dollars).

Gestion durable des forêts : une méthode éprouvée dans la lutte contre les risques d’incendie
Alors, faut-il accepter que les incendies et ces ravages se multiplient à l’avenir et supporter les pertes subies ? Si les initiatives mondiales demeurent insuffisantes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, la probabilité d’incendies plus fréquents et plus violents augmentera sous l’effet des changements climatiques.
Il existe toutefois une solution qui transforme la gestion des forêts, réduit les départs du feu potentiels et valorise davantage les forêts. Cette approche, connue sous le nom de gestion durable des forêts, est mise en œuvre dans de nombreuses régions du monde. Elle vise à améliorer la valeur économique, sociale et environnementale des forêts pour les générations d’aujourd’hui et de demain, tout en prenant en compte le risque d’incendie.
Que pourrait-elle apporter à l’Algérie ? La gestion forestière peut intégrer de nombreux aspects, comme le rétablissement de conditions historiquement plus saines, la réduction de la pression sur les surfaces boisées, la modification des comportements par la sensibilisation des populations, une plus grande résilience des communautés dans les zones sensibles. D’autres leviers existent, comme le reboisement, l’octroi de fonds supplémentaires pour la prévention des incendies (avec la création d’allées coupe-feu, par exemple), mais aussi l’amélioration de la détection des feux, de la formation et de la préparation à l’extinction rapide des incendies. La Turquie, l’Inde et d’autres pays, confrontés à des risques similaires, les inscrivent progressivement dans leur gestion durable des forêts, par le biais d’une approche spatiale ou paysagère. Cette méthode tient compte des différentes composantes d’un paysage (agriculture, sylviculture, bâtiments et axes routiers). La gestion des feux de forêt est considérée comme indissociable de la gestion des forêts.

Lutte contre les feux de forêt en Algérie 
et élargissement du soutien technique fourni par la Banque mondiale
Au cours de l’année écoulée, la Banque mondiale a travaillé à un diagnostic de la gestion du risque de catastrophe en milieu forestier, avec le concours de la Délégation nationale aux risques majeurs du ministère algérien de l’Intérieur et de 12 autres organismes gouvernementaux. Elle a coorganisé un voyage d’étude virtuel, nourri de témoignages du monde entier, qui sont venus éclairer la gestion du risque de catastrophe, notamment en matière de feux de forêt, comme en France et au Portugal. “Grâce à cette série de webinaires, nous avons pu échanger de bonnes pratiques et discuter des outils d’analyse, dans le but d’appuyer les initiatives algériennes destinées à trouver les moyens d’intégrer le risque d’incendie dans la gestion durable des forêts”, a déclaré Emmanuel Cuvillier, représentant résident de la Banque mondiale en Algérie. 
Le diagnostic a produit de premiers résultats selon lesquels l’Algérie pourra lutter de manière appropriée contre les feux de forêt, à condition de moderniser ses équipements et ses techniques de lutte contre les incendies et de mobiliser des ressources suffisantes afin que tous les acteurs puissent effectuer leur travail. L’Algérie doit également se doter d’un système d’alerte rapide intégré avec un système d’alarme des feux de forêt et sensibiliser les populations afin de les inciter à changer de comportement. 
Les systèmes d’alerte rapide, que l’on trouve par exemple dans le sud de l’Europe et au Canada, passent en revue des aléas multiples et jouent un rôle majeur dans la préparation aux incendies et dans la réduction des risques. Ces systèmes se fondent sur des observations et des prévisions météorologiques poussées afin de pouvoir déterminer le moment où un feu de forêt risque de se déclencher (grâce à un système d’évaluation du danger d’incendie), de détecter au plus vite les incendies et de déclencher des plans de lutte avant tout départ du feu ou situation incontrôlable. Fort du soutien de la Banque mondiale, la Turquie a procédé en 2017 à une analyse de son secteur forestier et des menaces qui pesaient sur ses écosystèmes forestiers, notamment les incendies. 
L’Algérie ne ménage pas ses efforts pour relever le défi de la gestion des feux de forêt, mais aucun pays ne peut affronter seul les situations d’urgence et les catastrophes naturelles. L’analyse de la politique et des ressources forestières produit des données et des informations qui peuvent étayer les échanges entre les agences gouvernementales et les partenaires internationaux sur la gestion durable des forêts, afin de protéger non seulement les écosystèmes forestiers algériens des incendies et d’autres menaces, mais aussi l’ensemble de la population.
 

(*) Tribune publiée le 18 novembre dans le blog de la banque mondiale


 

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

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    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

  • Chroniques DROIT DE REGARD Trajectoire d’un chroniqueur en… Liberté

    Pour cette édition de clôture, il m’a été demandé de revenir sur ma carrière de chroniqueur dans ce quotidien.

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