Culture ABDELKADER GUERINE A PRÉSENTÉ SON ROMAN À CHLEF

“L'autre” ou la recherche de l’identité perdue

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Ahmed CHENAOUI Publié 12 Juin 2021 à 22:41

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L’écrivain Abdelkader Guerine a présenté, dernièrement, à la librairie Khiati de Chlef son nouveau roman L'autre, paru aux éditions Les presses du Chéliff. Selon l'auteur, “L’autre” est un personnage qui n'a pas de nom, un anonyme.

Il fait partie de la première vague d’Algériens  ayant émigré en France juste après l’indépendance du pays. Cette première vague était composée, entre autres, de pieds-noirs, de harkis et de musulmans algériens qui travaillaient durant l’époque coloniale avec les Français dans divers secteurs.

Parmi  eux, nous  retrouvons  le  personnage  de “L'autre”. Ce dernier n’a pas participé à la révolution anticoloniale ni fait du mal aux Algériens, mais il était contraint de suivre les Français dans l’Hexagone pour y résider, y travailler et adopter ainsi une nouvelle identité.

Une identité qu'il  n'a  pu  “trouver” en France, compte tenu  des  différences culturelles et idéologiques. “Il ne pouvait rester au pays parce qu'il était, en quelque sorte, pas très apprécié par les Algériens, et ce, pour ne pas avoir participé à la guerre de Libération nationale. Il était alors obligé d’immigrer”, a indiqué l’auteur lors du débat avec le public. Et d’ajouter : “Ces Français pour lesquels il avait abandonné parents et amis, ne lui ont jamais permis de s’intégrer dans leur société”. 

À travers ce roman, Abdelkader Guerine, a mis en exergue, la situation des migrants de l’époque :  “L’émigration d'hier et celle d’aujourd’hui, notamment la migration clandestine sont très différentes ; et ne sont nullement similaires. EIles ne partagent pas les mêmes raisons…”, a-t-il rétorqué.

Cette rencontre a permis, entre autres à l’assistance, d’échanger avec l'auteur autour de L’autre, et ce, tout en apportant quelques critiques, qu'il a objectivement et favorablement accueillies, d’où le fructueux débat instauré entre l’ensemble.
 

AHMED CHENAOUI

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