L’Actualité Le corps médical à Oran avertit

“La bataille contre le coronavirus n’est pas encore gagnée”

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D. LOUKIL Publié 17 Février 2021 à 00:21

© D. R.
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L’annonce faite par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, de l’allègement des mesures de restriction de certaines activités sociales et économiques a fait le bonheur des opérateurs des activités de  restauration, cafetiers, fast-foods et hôteliers, qui vont pouvoir à nouveau travailler.

Mais ces mesures à caractère économique et social très compréhensibles ne signifient pas que le pays  en a fini avec  le  virus.  Bien  au  contraire, et cela, malgré le faux  sentiment  de sécurité  induit  par  le  début  de la vaccination, même limité.

Et qui mieux que le corps médical  mobilisé  depuis  une  année dans la lutte contre le coronavirus pour alerter  et  prévenir la population  sur  le fait que le risque “Covid-19” est toujours présent.

Un message qu’ont fait passer certains de nos interlocuteurs, à l’image du professeur  A.  Tadjeddine, épidémiologiste,  chef  de  service  à  l’hôpital pédiatrique de Canastel, Oran.

“Il faut absolument continuer à être vigilant, appliquer le protocole sanitaire, le port de la bavette, les mesures barrières. Même s’il y a une éclaircie, un climat favorable par rapport aux autres pays occidentaux parce que tout est fermé, il faut continuer à observer le protocole sanitaire jusqu’au mois de septembre, quelle  que  soit  la  disponibilité  du  vaccin”,  insiste  le  professeur,  avant d’évoquer le faux sentiment de sécurité induit par le vaccin.  “Nous attendons le vaccin pour la seconde dose.

Avec une seule dose il n’y aura qu’une certaine immunité mais pas celle que l’on voudrait, durable, transmissible  aux  autres, parce  que  l’on  veut  une immunité collective”, dit-il en incitant  la  population  à  observer le protocole sanitaire coûte que coûte.

Si, en ce premier jour de levée des restrictions, certains cafés et fast-foods ont retrouvé leurs  clients,  c’est  malheureusement  sans  respect  des  distances, comme stipulé par le dispositif allégé. Le professeur S. Lellou, pneumologue à l’EHU d’Oran, insiste également sur le danger d’un relâchement.

“Les mesures  de reprise d’activité ont été quand  même  accompagnées de certaines  conditions :  protocole  sanitaire, gestes  barrières, taux  de remplissages ne dépassant pas les 50% des capacités…, la situation même améliorée doit nous inciter à continuer de respecter les mesures de prévention et les gestes barrières.

Nous ignorons encore l’efficacité du vaccin et ne savons pas encore jusqu’où ira la protection, l’immunité”, estime notre interlocuteur. D’autres soignants et médecins veulent encore  attirer  l’attention  des  citoyens  en  expliquant que “depuis une année, les  médecins, les  hôpitaux  sont  mobilisés  autour de la Covid-19.

C’est très dur à supporter pour  tous.   Si  certains  n’ont  pas  les moyens de s’acheter des masques, il faut trouver la solution en leur en donnant. Le virus peut se  contracter  en  touchant  des  objets, des  rampes, des  poignées de porte.

La  vigilance  doit  rester  de  mise  avec   l’utilisation  du  gel  hydroalcoolique, l’usage du savon et, bien sûr, il faut éviter la promiscuité, même si cela est dur psychologiquement après un  an de pandémie”.  Autant de mises en garde qui doivent s’accompagner de campagnes de sensibilisation.
 

D. L.

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