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Lavagne vide son sac !

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Nazim TOLBA Publié 14 Février 2022 à 09:45

© D.R
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Le désormais ex-entraîneur de l’USM Alger, Denis Lavagne, est revenu sur sa courte expérience au sein de la formation de Soustara.

Dans une déclaration envoyée à la presse, l’ancien entraîneur de l’USM Alger a tiré à boulets rouges sur la direction du club, ainsi que sur l’actuel directeur sportif, Hocine Achiou. Dans un communiqué envoyé à la presse, le technicien français a déballé tout. “Lorsqu’un club vient chercher un entraîneur avec un C. V. et un passé comme le mien (4 fois champion du Cameroun, coupe de Tunisie 2012, champion du Soudan 2017, Coupe d’Algérie 2021, finaliste de la Champions League 2008, finaliste de la CAF 2021, 90 matchs internationaux…) mais ne lui laisse que 3 mois et 12 jours (8 matchs de compétition) pour mettre en place son projet de jeu, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. Mais en analysant l’historique du club depuis 18 mois, l’USMA a consommé 6 coachs limogés et 3 directeurs sportifs différents, sans compter les changements opérés au niveau de l’administration et du staff médical. Dès lors, l’on comprend mieux les difficultés actuelles du club à redevenir performant.

Les entraîneurs ne sont pas des magiciens, je m’appelle Denis Lavagne pas David Copperfield, je ne change pas le jeu d’une équipe ou d’un effectif d’un coup de baguette magique. J’ai effectué mon travail de la façon la plus professionnelle possible avec mon staff technique”, a-t-il déclaré. Pour Denis Lavagne, plusieurs paramètres ont carrément faussé ses calculs afin de mener à bien sa mission à la tête de la barre technique des Rouge et Noir. “Déjà on ne peut pas savoir si j’ai réussi ou pas après seulement 3 mois de travail et 8 matchs disputés, dont 3 victoires, 3 nuls et 2 défaites. Après, il est certain qu’à la fin de la saison dernière j’avais énormément de propositions et je me suis trompé dans le choix du club. En effet, j’ai choisi l’USMA car je pensais que ce club allait me permettre de travailler dans une certaine stabilité et continuité, or depuis l’arrivée de la nouvelle direction, celle-ci a été incapable d’insuffler une nouvelle dynamique et stratégie.

Par conséquent, l’USMA est devenue un club comme les autres, très instable et au fonctionnement incompréhensible. En effet, en 40 ans de professionnalisme, je n’ai jamais vu un club entamer la préparation et le recrutement d’une saison avec un directeur sportif, Korichi, qui n’avait pas encore signé son contrat, pour ensuite engager un autre directeur sportif”, fait-il savoir.

“Achiou est incapable d’impulserune politique sportive cohérente”
Lavagne n’a pas été tendre avec Hocine Achiou, qu’il accuse même d’avoir tout fait pour le chasser du club. “Achiou, sans aucune expérience du poste ni compétence, puisqu’il n’a aucun diplôme ou formation pour ce poste, arrive en voulant tout révolutionner, pensant détenir la vérité du football. Le seul fait d’arme de cette personne depuis qu’il a arrêté sa carrière de joueur, c’est de se rendre sur les plateaux de télévision pour critiquer tout le monde, Anthar Yahia et la JSK par exemple. Je peux vous affirmer que si Achiou avait été en place avant ma signature, jamais je ne me serais engagé avec le club, car je savais qu’il m’était impossible de collaborer avec ce type de personnage, à l’ego surdimensionné, qui ne parle que de lui et de ses exploits de joueur, mais qui est incapable d’impulser une politique sportive cohérente à l’USMA”, fait-il savoir. 

Et d’enchaîner : “Vous savez, j’ai vite compris qu’Achiou travaillait dans mon dos pour prendre ma place, et d’ailleurs la veille du match contre le MCO je lui ai même dit les yeux dans les yeux ce que je pensais de lui. Les adjoints Rahim, Duvernet et Lounès étaient témoins. Aujourd’hui il a pris ma place car, ne soyez pas dupes, Rahim est juste une marionnette ; c’est Achiou qui en fait décide de tout, la composition d’équipe, les changements, le recrutement, c’est ce qu’il voulait depuis son arrivée au club.” Lavagne a du reste révélé que “le staff médical avait constaté 75 blessures musculaires et d’innombrables rechutes. L’état médical de l’effectif était catastrophique à la reprise des entraînements le 12 septembre. De plus le nombre de joueurs anciens ou nouveaux qui étaient en déficit de temps de jeu pour retour de blessures était impressionnant (Mahious, Loucif, Belarbi, Achour, Meziane, Chenihi, Opoko, Chita), ce qui a grandement cassé la préparation de l’équipe. Enfin la réintégration des 2 joueurs Zouari et Merbah au lendemain de mon éviction démontre bien la faiblesse actuelle de l’institution USMA vis-à-vis des joueurs. Alors comment expliquer que 2 joueurs qui ont fait passer leur intérêt personnel avant l’intérêt de l’équipe et du club à la mi-temps du match contre Chlef puissent réintégrer le groupe et jouer un match sans avoir été sanctionnés ? On ne peut l’expliquer que par le manque d’autorité des dirigeants vis-à-vis de l’ensemble des joueurs et en particulier les plus âgés. Pour ma part, je demandais leur départ définitif du club car leur comportement démontre qu’ils pensaient être plus important que l’institution USMA, ce qui est inadmissible. De plus Zouari avait eu le même comportement avec l’entraîneur précédent. Anthar Yahia avait pris la décision de le virer, mais le conseiller du président avait tout fait pour le conserver”, révèle-t-il. 

Pour Lavagne, l’ancien préparateur physique Rodolphe a retapé l’effectif au niveau physique : “À partir du mois de décembre on a vu du mieux sur ce plan et surtout plus aucun joueur n’était blessé, or depuis fin janvier les blessés commencent de nouveau à s’accumuler (Bekakchi, Belkacemi, Baouche, Mahious, Benkhelifa), aussi c’est en partie grâce au travail de Duvernet que l’équipe a obtenu des résultats au mois de janvier, mais c’est à la fin du bal que l’on paye les musiciens.” 

Le coach français a confirmé avoir saisi la FIFA après son limogeage. “Le 24 décembre 2021 à 21h30, Achiou m’a envoyé un mail, un texto et un message WhatsApp pour me dire qu’il me relevait de mes fonctions d’entraîneur principal de l’USMA, tout en me demandant de bien vouloir lui communiquer les coordonnées de mon avocat, ce que j’ai fait immédiatement. Depuis je n’ai plus eu aucun contact, je sais seulement que mon avocate et le club ont été en contact pour discuter sur la résiliation de mon contrat, mais vu que les deux parties ne se sont pas mises d’accord, mon avocate a saisi la FIFA pour rupture unilatérale et sans juste cause de mon contrat de travail”, conclut-il.

 


NAZIM T. 

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